Aujourd’hui, près de cinq millions de salariés utilisent les tickets-restaurant, lesquels ont soixante ans cette année. Ce moyen de paiement représente de 10 à 20 % du CA des commerçants de bouche, et de 30 à 40 % pour ceux qui sont situés dans les quartiers d’affaires et autres zones d’activités d’entreprises. Or, ici, comme dans pléthore de domaines, la dématérialisation s’impose comme l’avenir. Ce lundi 2 octobre, Olivia Grégoire, ministre déléguée chargé des Petites et Moyennes Entreprises, auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, a annoncé la généralisation de «la dématérialisation des tickets-restaurant» pour 2026. En cause : «les commissions trop élevées et les démarches administratives trop élevées». L’objectif affiché est «que cela coûte moins cher aux restaurateurs de prendre les tickets-resto». Selon un sondage d’Openeat, 25 % des restaurateurs refuseraient ces moyens de paiement pour des commissions trop élevées prélevées par les émetteurs, des retards de remboursement et des contraintes administratives trop lourdes pour ouvrir un compte. Pour rappel, les commissions se situent dans une fourchette comprise entre 3 et 5 %. L’idée de l’exécutif est «de les plafonner au plancher plutôt qu’au plafond». La ministre a souhaité «que les entreprises se mobilisent en faveur de ce projet.» Elle a annoncé un plan d’accompagnement pour celles qui utilisent encore le format papier. Les organisations professionnelles vont être consultées pour assurer cet accompagnement pour qu’avant 2026 l’ensemble puisse être dématérialisé, avec un soutien également aux salariés.
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