En bref

La solution Oléo 100 au service de la décarbonation : le Saint-Quentinois pour exemple

Oléo 100 a organisé le 29 avril dernier une rencontre au Pôle mécanique de la Clé des champs à Clastres dans le Saint-Quentinois à destination des collectivités afin d’échanger sur la décarbonation des flottes de véhicules notamment dans le domaine de la collecte des déchets ménagers. L'agglomération du Saint-Quentinois était partenaire de cette première.  

Bastien Le Bouhellec, directeur d’Oléo 100, Céline Mertens et Valéry Dubois des services de l’Agglo du Saint-Quentinois ont témoigné d’exemples concrets de passage à l’Oléo 100.

Bastien Le Bouhellec, directeur d’Oléo 100, Céline Mertens et Valéry Dubois des services de l’Agglo du Saint-Quentinois ont témoigné d’exemples concrets de passage à l’Oléo 100.

Format innovant pour cet évènement annuel à destination des représentants des collectivités du département invites par Oléo 100 à venir échanger et partager des expériences dans le domaine du passage à un nouveau carburant, le biocarburant B100, une énergie locale et renouvelable issue du colza français, alternative au diesel fossile. 

Le directeur d’Oléo 100, Bastien Le Bouhellec et son équipe ont ainsi accueilli les délégués des collectivités axonaises sur le pôle mécanique de Clastres dans le Saint-Quentinois, une formule plus intimiste que les organisateurs ont souhaité tester pour un contact plus direct et un partage d’expériences placé sous l’angle du concret.

L’agglomération du Saint-Quentinois pionnière

La communauté d’agglomération du Saint-Quentinois n’a pas été sélectionnée par hasard, l’intercommunalité a été pionnière dans le passage au B100 via Oléo 100 de ces bennes à ordures. Frédérique Macarez, maire de la ville de Saint-Quentin et présidente de l'agglomération a justifié ce choix à travers «trois bonnes raisons» : la baisse du volume de gaz à effets de serre, l’autonomie énergétique et le coût de ce carburant.

Céline Mertens, responsable du pôle transition écologique et Valéry Dubois, directeur du centre technique d’agglomération, ont témoigné du côté opérationnel de cette décision politique «de verdir la flotte», et rendue obligatoire par la réglementation tant nationale qu’européenne. Les différents intervenants ont tous la même approche : il n’existe pas une solution unique en matière de transition énergétique, le changement de carburant est une composante du mix énergétique que la collectivité a choisi de mettre en place. Frédérique Macarez a rappelé qu’un premier bus électrique va entrer en service au mois de juin, 18 mois après la commande.

Facile et rapide

La solution alternative a pour avantage d’être facilement et rapidement mise en place, les véhicules existants étant équipés puis homologués et pour les ravitailler Oléo 100 prend en charge l’installation d’une cuve, une démarche administrativement peu contraignante. Après une première expérimentation sur un véhicule, la collectivité a décidé d’équiper les bennes à ordures qui techniquement pouvaient l’être ainsi que d’autres engins des techniques techniques comme la nacelle utilisée pour l’éclairage public. 

Le directeur d’Oléo 100 a remis ces avantages pour le territoire en perspective avec le contexte international : «les deux crises énergétiques de ces quatre dernières années 2022 et 2026 ont mis en avant des impératifs de souveraineté énergétique, de sécurité de l’approvisionnement. Les énergies locales et renouvelables sont une réponse, nous enregistrons avec la fermeture du détroit d’Ormuz un regain d’intérêt pour le B100. Depuis le 28 février dernier, de nouveaux clients viennent nous voir». Autre aspect non négligeable évoqué, dans un département rural comme l’Aisne, les débouchés qu’offrent cette solution alternative aux quelques 2000 producteurs qui fournissent déjà en colza les usines de production du groupe Avril.