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La vague de chaleur en Europe, "rappel brutal" du changement climatique (chef ONU Climat)

La vague de chaleur qui frappe actuellement une partie de l'Europe, dont la France, représente un "rappel brutal" des conséquences du changement climatique, a estimé mercredi le responsable de l'ONU Climat, en soulignant...
Des touristes visient Bruxelles à l'abri sous un parapluie pour se protéger du soleil lors d'une vague de chaleur le 27 mai 2026, en Belgique © Nicolas TUCAT

Des touristes visient Bruxelles à l'abri sous un parapluie pour se protéger du soleil lors d'une vague de chaleur le 27 mai 2026, en Belgique © Nicolas TUCAT

La vague de chaleur qui frappe actuellement une partie de l'Europe, dont la France, représente un "rappel brutal" des conséquences du changement climatique, a estimé mercredi le responsable de l'ONU Climat, en soulignant la nécessité d'accélérer vers les énergies propres.

"Cette dernière vague de chaleur en Europe est un rappel brutal des conséquences en spirale de la crise climatique, tant humains qu'économiques. Le principal responsable en est la dépendance du monde à la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, ainsi qu'à la destruction des forêts", a dit Simon Stiell dans une déclaration transmise à l'AFP. 

"De nombreuses autres régions du monde sont également durement touchées, comme l'Inde et d'autres parties de l'Asie. La science est claire: le changement climatique d'origine humaine rend ces vagues de chaleur plus fréquentes et plus extrêmes", a-t-il rappelé.

Sous l'effet d'un "dôme de chaleur" persistant, la France connaît des températures inédites pour cette période de l'année. Météo-France a relevé mardi un nouveau record mensuel de température à l'échelle du pays, avec un indicateur thermique national consolidé à 24,9°C.

Le Royaume-Uni a aussi battu mardi un nouveau record de la journée la plus chaude jamais enregistrée au mois de mai.

En Inde, une vague de chaleur persiste avec un pic à 47,4°C degrés relevé mardi à Banda, une ville du nord dans l'Uttar Pradesh, et le gouvernement appelle à économiser de l'eau.

Simon Stiell souligne que la guerre au Moyen-Orient illustre aussi "les coûts exorbitants de la dépendance aux importations d'énergies fossiles" alors que "les solutions sont tout aussi claires: une transition plus rapide vers les énergies propres".

Le secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) appelle encore à "se défaire bien plus rapidement de la dépendance aux énergies fossiles" et "investir davantage dans le renforcement de la résilience face aux impacts climatiques".