En bref

Le conflit au Moyen-Orient "peut avoir un effet direct en matière de terrorisme" en France, prévient Lecornu

Le conflit au Moyen-Orient "peut avoir un effet direct en matière de terrorisme sur le territoire national", a prévenu jeudi le Premier ministre Sébastien Lecornu, estimant que cette guerre pouvait générer...
Le Premier ministre Sébastien Lecornu à Giverny le 27 mars 2026 © LOU BENOIST

Le Premier ministre Sébastien Lecornu à Giverny le 27 mars 2026 © LOU BENOIST

Le conflit au Moyen-Orient "peut avoir un effet direct en matière de terrorisme sur le territoire national", a prévenu jeudi le Premier ministre Sébastien Lecornu, estimant que cette guerre pouvait générer y compris "une nouvelle forme de terrorisme".

"Ce serait mentir de dire qu'il n'y a pas d'impact sur le territoire national. Et c'est un sujet de préoccupation majeure, évidemment, pour les services de l'Etat", a-t-il ajouté.

Il a précisé que le ministre de l'Intérieur avait donné des instructions aux préfets pour "rehausser la sécurité" sur "l'ensemble des lieux de culte" pour le weekend de Pâques qui coïncide cette année avec la Pâque juive.

Le Premier ministre était interrogé lors d'un déplacement à Bordeaux sur les menaces contre des établissements bancaires américains, et leur lien possible avec le conflit au Moyen-Orient, plus particulièrement entre les Etats-Unis et l'Iran. 

"Les enquêtes sont en cours", a-t-il répondu.

Mais "il ne faut rien cacher aux Françaises ou aux Français", les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient "ont un impact sur la sécurité nationale", a-t-il dit. 

Ils "génèrent des menaces hybrides, l'énergie et les cyberattaques étant évidemment les plus évidentes", mais la "particularité" de celui au Moyen-Orient est "que ça peut générer une forme de terrorisme, soit du terrorisme ou une nouvelle forme de terrorisme", a-t-il développé.

"Il y a aussi une tentation" ou "tentative par les services iraniens, potentiellement, d'instrumentaliser des proxies", par exemple "des réseaux de criminalité organisée", "qui peuvent être activés plus ou moins à distance, plus ou moins d'ailleurs, de manière immédiate ou différée", a-t-il ajouté.

"Donc oui, l'énergie n'est pas le seul impact de cette guerre."