Enquête

Le Luxembourg, première destination des professionnels de santé frontaliers

Près de 10 600 professionnels de santé de la région travaillent dans un pays frontalier, dixit une récente enquête de l’Insee. Le Luxembourg arrive en tête des destinations devant la Suisse, la Belgique et l’Allemagne. Le Nord lorrain et notamment le Pays-Haut meurthe-et-mosellan est concerné expliquant les tensions rencontrées sur ces professions dans ces territoires.

© DR. Plus de 6% des professionnels de santé résidant dans la région travaillent aujourd’hui dans un pays frontalier.

© DR. Plus de 6% des professionnels de santé résidant dans la région travaillent aujourd’hui dans un pays frontalier.

Le Luxembourg, aspirateur des professionnels de santé du Nord lorrain et notamment du Pays-Haut ! Constat établi par l’Insee à l’occasion de la divulgation de son enquête : «Le Luxembourg, première destination des professionnels de santé frontaliers du Grand Est».

167 000 professionnels de santé résident dans la région et 6,2% d’entre eux travaillent dans un pays transfrontalier, soit environ 10 600 personnes.

«Cette proportion a augmenté de deux points en dix ans, même si les professionnels de santé sont un peu moins concernés par le travail frontalier que l’ensemble des actifs en emploi de la région (6,2% contre 8,9%)», note l’Insee.

Le Luxembourg s’affiche comme la première destination devant la Suisse, la Belgique et l’Allemagne.

Cette «aspiration» concerne principalement les infirmiers. «Dans la zone frontalière, les infirmiers constituent la première profession de santé. Ils représentent 36% des professionnels de santé qui y résident et 53% des professionnels de santé frontaliers», stipule l’Insee dans son enquête.

Les infirmiers en soins généraux sont les plus nombreux. «Environ 4 600 exercent dans un pays voisin sur un total de 5 500 infirmiers travaillant à l’étranger. Parmi les infirmiers en soins généraux, 21% franchissent la frontière quotidiennement, contre 16% de l’ensemble des actifs en emploi résidant dans la zone frontalière».