Le plan hivernal sur les routes de la Somme en alerte
Le département de la Somme déclenche son plan de viabilité hivernale chaque année à l'entrée de l'hiver, de novembre à fin mars. En cas de chutes de neige ou de verglas, l'objectif majeur est de garantir la sécurité sur les 4 532 km de routes départementales de la Somme.
Christelle Hiver, la présidente du conseil départemental de la Somme rappelle que «chaque année, le Département de la Somme déploie un dispositif spécifique pour faire face aux conditions hivernales et sécuriser les déplacements». Elle ajoute qu'aux côtés d'Hubert de Jenlis, le vice-président en charge des infrastructures départementales, «nous savons pouvoir nous appuyer en permanence sur la compétence et le sens du service public de nos agents des routes, mobilisés jour et nuit, sept jours sur sept, pour surveiller et intervenir sur l’ensemble du réseau».
Cette cellule de veille, opérationnelle 24 heures sur 24 et sept jours sur sept, surveille l’état des routes et anticipe l’évolution des conditions de circulation, en lien avec les prévisions météorologiques de Météo France. En cas de phénomène neigeux important, le conseil départemental concentre d’abord ses moyens sur le réseau prioritaire et notamment sur les 650 km que constituent les principales artères routières de la Somme. Il sollicite également l’aide des quatorze communautés de communes et de douze agriculteurs avec qui le Département a conventionné. L’équipement de ces moyens complémentaires, portés par le monde agricole, est réalisé avec le concours financier du Département. «Une fois que le réseau prioritaire a été traité, les agents se concentrent sur le réseau secondaire pour désenclaver chaque commune desservie par une route départementale», précise le conseil départemental.
260 agents et 34 engins mobilisés
Le dispositif d’organisation de la viabilité hivernale s’appuie sur des moyens humains et matériels très importants, à commencer par 260 agents départementaux mobilisés au quotidien. «Parmi eux, 62 agents sont d’astreinte chaque semaine, prêts à intervenir sur le terrain : des veilleurs assurent la surveillance météorologique, permettant de prendre la décision d’intervenir sur le réseau routier départemental. Des coordinateurs d’agence routière patrouillent et assurent le suivi des opérations. Des responsables d’intervention assurent les éventuels réapprovisionnements. Des agents conducteurs d’engins réalisent les interventions et des agents mobilisables en parallèle assurent la viabilité du réseau départemental».
Les agents ont à leur disposition 34 engins de service hivernal, neuf véhicules de patrouilleurs géolocalisés et équipés d’un système de mesures embarqué. De plus, 8 000 tonnes de sel sont stockés au début de l’hiver, stock réparti sur 18 dépôts au sein des centres départementaux d’exploitation routière (CDER). «À compter du déclenchement, le délai de traitement sur le réseau prioritaire est d’environ 3h». Le Département souligne encore «qu'à chaque sortie des engins de salage, plus de 200 tonnes de sel sont utilisées sur l’ensemble du la Somme. Cela représente un coût d’environ 62 700 € tenant compte des moyens humains et matériels mobilisés ainsi que du sel épandu. Ce fondant est efficace en cas de verglas, ou si l’épaisseur de neige est inférieure à 2 cm. Quand l’épaisseur de neige dépasse 2 cm, seule la lame permet de dégager la route et d’éviter la formation de congères».
4 000 tonnes de sel
sont utilisées lors d’un hiver courant, pour un coût de 317 000
euros.
Bilan des 4 derniers hivers
Sur les 151 jours de la période hivernale :
2021 / 2022 : 61 veilles, 21 interventions, 3 552 tonnes de sel utilisées
2022 / 2023 : 49 veilles, 27 interventions, 4 213 tonnes de sel utilisées
2023 / 2024 : 37 veilles, 17 interventions, 4 059 tonnes de sel utilisées
2024 / 2025 : 65 veilles, 28 interventions, 6 000 tonnes de sel utilisées