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Les Repreneuriales de Nancy, le modèle pourrait se dupliquer dans la région

Avec ses quelque 250 participants, ses 12 ateliers, les Repreneuriales, coorganisées par la CCI Grand Nancy Métropole Meurthe-et-Moselle et Réseau Entreprendre Lorraine le 7 octobre, pourraient faire des petits dans le Grand Est. 



La transmission d’entreprise est une urgence, et cela fait plus de quinze ans que l’écosystème entrepreneurial tire la sonnette d’alarme ! 

À l’occasion des Repreneuriales, les Rencontres de la transmission en Grand Est, coorganisées par la CCI Grand Nancy Métropole Meurthe-et-Moselle dans ses locaux nancéiens et le Réseau Entreprendre Lorraine avec le soutien de Bpifrance, le cap de l’urgence a été franchi pour tenter de réellement trouver des solutions, et une méthode, pour tenter d’éviter de voir disparaître tout un pan de l’économie locale. 

Aujourd’hui, on estime qu’environ 370 000 entreprises françaises sont à transmettre d’ici 2030. 

Rapporté à l’échelle régionale, cela fait environ 30 000 entreprises dans les cinq ans. La prise de conscience est bien réelle, mais force est de constater que les choses avancent timidement. 

Les différents réseaux d’accompagnement de porteurs de projets, à l’image de Réseau Entreprendre Lorraine, voient le nombre de demandes d’accompagnement d’une reprise augmenter. Un premier bon signe mais pas encore suffisant. 

«Le marché de la transmission d’entreprise est un marché caché ! Ceux qu’il faut convaincre de se faire connaître sont en priorité les cédants. Difficile pour eux d’accepter le fait d’annoncer à leurs clients, fournisseurs et salariés qu’ils entendent passer la main mais c’est pourtant une nécessité», explique Bertrand Louapre, bénévole au sein de Réseau Entreprendre Lorraine et instigateur avec les équipes de la chambre consulaire d’une enquête territoriale sur le sujet (168 acteurs du territoire ont été interrogés). 

Ateliers ciblés 

«Cette enquête a été notre feuille de route pour établir les différents ateliers proposés lors de la manifestation. Cela nous a permis de proposer des ateliers ciblés selon les réelles attentes des participants». 

Les 100 premiers jours d’une reprise réussie. Et si le repreneur était une femme. La reprise par les salariés en passant par le diagnostic de l’entreprise ou encore le cas spécifique des entreprises familiales, la douzaine d’ateliers, nourrie par une quarantaine de témoignages de cédants, de potentiels repreneurs et des différents conseils de l’entreprise (expert-comptable, avocats, notaires), a permis aux quelque 250 participants d’enrichir leurs connaissances et de trouver la méthode adaptée à leurs besoins en la matière. 

Le modèle nancéien des Repreneuriales pourrait se voir dupliqué prochainement dans d’autres départements de la région.