Selon la dernière enquête de la Banque de France, la conjoncture régionale s'est montrée contrastée en février dernier dans les Hauts-de-France. L’industrie continue de montrer des signes de faiblesse, tandis que les services tirent davantage leur épingle du jeu.
Dans l’industrie, l’activité demeure globalement fragile. Plusieurs filières restent confrontées à des carnets de commandes peu garnis et à un climat d’incertitude toujours élevé, lié notamment au contexte international et aux tensions commerciales. Les trésoreries y sont jugées légèrement dégradées par rapport à la normale et certains secteurs, comme l’aéronautique ou l’électronique, signalent des tensions persistantes sur les approvisionnements. La situation s’inscrit dans un contexte plus large de recul industriel observé ces derniers mois dans la région. Selon l'institution, plusieurs filières ont enregistré une baisse d’activité et parfois des effectifs, même si certaines branches comme la chimie ou l’agroalimentaire résistent mieux.
Bonne trésorerie dans les services
À l’inverse, les services affichent une dynamique favorable. L’activité y progresse et la situation de trésorerie s’améliore, même si les performances restent très hétérogènes selon les métiers. Les hausses de prix y demeurent modérées et l’incertitude recule légèrement par rapport aux mois précédents.
Dans l’ensemble, les chefs d’entreprise régionaux restent prudents pour les prochains mois. Si une progression de l’activité est anticipée, elle devrait rester modérée dans les services et plus incertaine dans l’industrie, encore pénalisée par un environnement économique international instable.