350 000 personnes logées en Bourgogne-Franche-Comté vivent dans un logement HLM, soit 13% de la population. Suite à la fusion des régions en 2016, les acteurs locaux du logement social ont travaillé de concert jusqu’à, eux aussi, fusionner les unions USH de Bourgogne et de Franche-Comté. Après une assemblée générale extraordinaire qui s’est tenue à Dole le 3 décembre 2021, l’organisation a officiellement vu le jour au 1er janvier 2022 sous l’entité unique d’Union sociale pour l’habitat de Bourgogne-Franche-Comté : USH BFC. « Les collaborations entre nous existaient déjà. Nous avons appris à mieux nous connaitre respectivement pour arriver à cette dernière étape qui simplifie notre gestion et nos budgets » précise Marie-Hélène Ivol, présidente de l’USH BFC.
Porte-parole des acteurs du logement social, l’USH BFC réunit 29 membres dont 20 bailleurs sociaux tandis que la présidente rappelle le poids économique de ces adhérents. « Nous comptons 3 500 collaborateurs et injectons environ 500 millions d’euros dans l’économie chaque année à travers la rénovation énergétique, les nouveaux logements construits mais aussi les logements en accession à la propriété. »
Susciter la discussion
Interlocuteur unique auprès des pouvoirs publics, l’USH BFC veut faire entendre la voix des acteurs régionaux du logement social tant à l’échelle locale que nationale. « En tant que partenaires des communes, nous contribuons à la redynamisation des centre-bourgs notamment. Nous espérons également que le logement va s’inviter dans le débat présidentiel car la crise sanitaire l’a montré, être bien logé relève d’un véritable enjeu. » Marie-Hélène Ivol souhaite par ailleurs voir évoluer le regard de la société sur le logement social pour s’éloigner des préjugés. « Ce sont des logements de qualité qui répondent à un grand nombre de personnes, qui souvent l’ignorent ou n’osent pas en faire la demande. »

Des défis à relever
Les acteurs du logement social doivent également répondre aux enjeux de société, la réhabilitation de leur patrimoine en tête. 2 500 logements sont ainsi rénovés chaque année pour éliminer les passoires énergétiques et répondre aux enjeux de développement durable. « Cette démarche participe également de l’accompagnement de nos locataires qui, par ricochet, profitent d’une baisse des charges, d’une augmentation de leur pouvoir d’achat et d’un confort énergétique. »
L’USH BFC prend également en compte le vieillissement de la population et l’accessibilité des logements pour permettre à chacun de rester le plus longtemps possible à son domicile. Enfin, autre volet sur lequel les acteurs du logement social agissent, celui de l’innovation. « Nous réfléchissons par exemple à de nouveaux modes de chauffage, autour de l’hydrogène notamment. » Ainsi, à Belfort, une expérimentation va donner naissance à deux bâtiments collectifs de 15 logements chacun. Quand le premier bénéficiera d’un chauffage traditionnel, le second expérimentera un chauffage à hydrogène statique. « Nous pourrons comparer les deux modes de chauffage et espérons arriver à une facture proche de zéro. »
Pour Aletheia Press, Nadège Hubert