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Mouvement lycéen: à la Bastille, des tensions, avant la dispersion du rassemblement

Des incidents ont éclaté lors du rassemblement jeudi sur la place de la Bastille, avec des jets de pavé sur les policiers qui ont répliqué au canon à eau, avant que la place soit évacuée en début...
 © Agnes COUDURIER

© Agnes COUDURIER

Des incidents ont éclaté lors du rassemblement jeudi sur la place de la Bastille, avec des jets de pavé sur les policiers qui ont répliqué au canon à eau, avant que la place soit évacuée en début de soirée, a constaté un journaliste de l'AFP.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées dans le cadre du mouvement lycéen place de la Bastille.

Vers 16h20, "quelques jets de pavés et tirs de mortiers d'artifice" ont visé les forces de l'ordre positionnées rue de la Bastille, a indiqué la préfecture de police, sans faire de blessé. 

Une demi-heure après, au même endroit, un groupe d'une vingtaine de "black bloc" a jeté du mobilier urbain sur les forces de l'ordre, selon la même source.

Les forces de l'ordre ont répliqué en faisant usage d'un canon à eau et de gaz lacrymogènes.

"Il est fait usage d'un engin lanceur d'eau pour maintenir à distance les individus violents qui visent les forces de l'ordre depuis plus d'une heure", explique la PP.

En raison des premiers incidents et de la très forte affluence sur la place, "d'un commun accord avec l'organisateur, les effectifs accompagnent le départ d'un cortège" vers la place de la Nation par différents axes, a fait savoir la PP.

Sur des vidéos, on voit notamment des groupes de jeunes lancer divers objets et des branches d'arbre sur les forces de l'ordre qui répliquent avec des grenades lacrymogène.

Plusieurs milliers de jeunes, pour beaucoup foulards ou masques chirurgicaux sur le nez, restaient sur place après l'utilisation du canon, scandant "Acab" ("All cops are bastards") ou "Macron démission". 

Plusieurs centaines d'entre eux ont fait un sit-in sur un côté de la place, avant d'être dispersés dans le calme vers 19H30, à constaté un journaliste de l'AFP.

Dans plusieurs villes, des manifestations ont eu lieu, de moindre ampleur toutefois dans l'ensemble que celles de mardi où entre 266.000 et 450.000 personnes s'étaient rassemblées dans toute la France.