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Municipales à Paris: Grégoire voit dans le retrait de Bournazel un "ultime désaveu" pour Dati

Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche et des écologistes à Paris hors LFI, a qualifié mardi d'"ultime désaveu" pour Rachida Dati le retrait de Pierre-Yves Bournazel (Horizons/Renaissance) de la campagne...
Pierre-Yves Bournazel (Horizons/Renaissance), candidat à la mairie de Paris, sur le plateau du JT de France 2, le 16 mars 2026 à Paris © Ludovic MARIN

Pierre-Yves Bournazel (Horizons/Renaissance), candidat à la mairie de Paris, sur le plateau du JT de France 2, le 16 mars 2026 à Paris © Ludovic MARIN

Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche et des écologistes à Paris hors LFI, a qualifié mardi d'"ultime désaveu" pour Rachida Dati le retrait de Pierre-Yves Bournazel (Horizons/Renaissance) de la campagne, après la fusion de leurs listes respectives.

"L'addition des deux scores ne permettait déjà pas de rejoindre celui de l'union de la gauche et des écologistes, et je pense que c'est une immense trahison pour tous les électeurs qui se sont reconnus dans la candidature de Pierre-Yves Bournazel et qui ont voté pour lui précisément pour ne pas avoir à voter pour Rachida Dati", a déclaré M. Grégoire sur France Inter.

Pierre-Yves Bournazel a annoncé lundi soir au JT de France 2 la fusion de sa liste, qui avait récolté 11,34% des voix, avec celle de Mme Dati (25,46%). 

Il a ensuite créé la surprise en ajoutant qu'il se retirait et ne figurerait pas en 2e position sur la liste fusionnée, comme proposé par Mme Dati, expliquant avoir "réalisé (son) devoir" en permettant l'alternance mais qu'il fallait "savoir tourner la page".

Selon son entourage, le camp Dati n'avait pas été informé au préalable de sa décision.

De son côté, l'ex-ministre macroniste Marlène Schiappa, 6e de la liste de M. Bournazel, a elle annoncé mardi sur TF1 son ralliement à Mme Dati.

"Je l'ai toujours dit, je souhaite l'alternance à Paris (...) et donc tout naturellement je rejoins (...) la campagne de Rachida Dati", a-t-elle déclaré.

Interrogé par l'AFP, l'entourage de M. Bournazel a en revanche confirmé que Clément Beaune, qui était en 3e position sur sa liste, avait refusé d'intégrer la liste fusionnée.

Pour Emmanuel Grégoire, "on voit tout le paradoxe de l'annonce, c'est-à-dire qu'ils fusionnent mais enfin ils se retirent d'ores et déjà (...) Pierre-Yves Bournazel et Clément Beaune, peut-être les deux candidats les plus connus de la liste (...) ont annoncé leur retrait".

"Cette fusion ressemble à une opération casse-cou de la droite. Ils ont subi des injonctions, on le comprend ainsi, mais enfin ils refusent de s'y prêter et donc c'est pour Rachida Dati, je crois, l'ultime désaveu", a-t-il poursuivi, qualifiant de "digne" la décision de M. Bournazel.

Interrogé sur sa décision de décliner la proposition de fusion de la candidate de La France insoumise Sophia Chikirou, il a indiqué que cette dernière avait "tout fait pour empêcher les quelques discussions" et "passé son temps à nous cogner dessus".