Dossier

Natran booste sur l’hydrogène et le transport de CO₂ dans le Grand Est

Le Grand Est confirme son leadership national en matière de production de gaz renouvelables. Si le biométhane demeure un des leviers actionnés par Natran (ex GRTgaz) dans sa participation à la transition énergétique, les projets d’infrastructures en matière de transport d’hydrogène et de CO₂ en vue de son stockage s’affichent comme les nouveaux leviers stratégiques.

© Natran. Les projets concernant le transport d’hydrogène ou encore celui de CO₂ pour son stockage s’affichent comme une des priorités de Natran dans le Grand Est.

© Natran. Les projets concernant le transport d’hydrogène ou encore celui de CO₂ pour son stockage s’affichent comme une des priorités de Natran dans le Grand Est.

Avec une capacité de production de 3 TWh /an et pas moins de 131 sites d’injection en service à la fin de l’année dernière, la région Grand Est s’affiche comme la première région productrice de biométhane en France.

«Le Grand Est représente 19% de la production de biométhane», assure Vincent Rousseau, le délégué territorial Nord-Est de Natran (ex GRTgaz) à l’occasion de la présentation du bilan 2025 des projets de transition énergétique en lien avec les infrastructures gazières. La production nationale de biométhane a atteint les 13,5 TWh l’an passé (soit une hausse de 17%).

Dans la région, et notamment en Meurthe-et-Moselle, le déploiement des installations dites de rebours se poursuit pour accompagner le développement du biométhane sur les réseaux de distribution.

«Quatre installations ont été mises en service l’an passé et une dizaine de projets supplémentaires sont en construction ou à l’étude».

Le biométhane s’affiche comme l’un des leviers principaux actionnés par Natran dans sa participation à la transition énergétique, mais c’est dans les domaines du transport d’hydrogène et celui de CO₂ en vue de son stockage que les choses accélèrent.

«Séquestrer» le CO₂

«Les projets de transport d’hydrogène ont connu une accélération majeure en lien avec la structure du corridor européen H2med».

HY-FEN, le maillon français de ce corridor a été reconnu comme Projet d’intérêt commun (PIC). Il traversera cinq régions administratives, dont le Grand Est, sur près de 850 km. Sa mise en service est prévue pour 2032.

«Les projets mosaHYc et RHYn poursuivent également leur développement contribuant à l’émergence d’une dorsale hydrogène transfrontalière reliant la France, l’Allemagne, la Belgique et le Luxembourg».

Dans le volet transport de CO₂ histoire de le capter et de le stocker, Natran développe un projet de réseau de collecte et de transport à grande échelle, concernant notamment la région Grand Est et particulièrement l’agglomération nancéienne.

«Cette future infrastructure pourrait transporter jusqu’à 10 millions de tonnes de CO₂ par an, d’origine fossile et biogénique depuis des sites industriels vers des zones de stockage offshore. L’objectif est de «séquestrer» le CO₂ et pourquoi pas le revaloriser par la suite».

Un appel à manifestation d’intérêt (AMI) a été lancé sur le sujet en début d’année. Les premiers projets devraient être connus avant l’été.