Le jeudi 12 mars 2026, une étape décisive a été franchie avec l'officialisation du passeport nucléaire au sein des établissements de Lorraine INP. Ce dispositif vise à répondre à une urgence industrielle : recruter jusqu'à 10 000 nouveaux collaborateurs par an pour soutenir la relance de la filière, notamment la construction des futurs réacteurs EPR2. En structurant des parcours d'excellence allant de la géologie au génie des procédés, l'Université de Lorraine s’aligne sur la stratégie nationale de décarbonation et les ambitions de l'Alliance européenne du nucléaire.
Le passeport nucléaire : un turbo pour l'employabilité
Signée par Olivier Festor (Lorraine INP) et Anne Jancovici (UMN), la convention généralise un outil concret de reconnaissance des compétences. Ce passeport permet aux étudiants de valoriser leurs spécialisations techniques — comme le contrôle-commande ou la sûreté — directement auprès des géants du secteur tels qu’EDF, Orano ou Framatome. Pour les futurs diplômés des écoles comme Mines Nancy, l'ENSIC ou Polytech, c'est l'assurance d'une insertion immédiate dans une filière qui pèse déjà 250 000 emplois en France et qui recherche activement des profils de Bac+5 à Bac+8.
Un pôle d'excellence pour la souveraineté
La force de l’offre lorraine réside dans sa transversalité unique, associant six écoles de pointe et la Faculté des Sciences et Technologies. Ce consortium académique couvre l’intégralité du cycle nucléaire, de l’extraction du minerai à la gestion complexe des déchets. En rapprochant ainsi le monde de la recherche des besoins industriels immédiats, la Lorraine ne se contente pas de former des ingénieurs : elle sécurise les compétences critiques nécessaires à l'indépendance énergétique du pays et à la réussite de la transition bas-carbone.
Le savoir-faire lorrain s'impose désormais comme le moteur indispensable de la renaissance industrielle du nucléaire français.