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Présidentielle: les opposants à Tondelier réclament un nouveau vote interne en cas d'absence de primaire

La secrétaire nationale des Ecologistes Marine Tondelier sera confrontée, lors du prochain conseil fédéral de son parti, les 6 et 7 juin, à une motion de ses opposants visant à remettre en jeu son statut de candidate à la présidentielle, si...
La secrétaire nationale des Ecologistes Marine Tondelier lors d'un meeting du Front populaire 2027, le 5 mai 2026 à Paris © Xavier GALIANA

La secrétaire nationale des Ecologistes Marine Tondelier lors d'un meeting du Front populaire 2027, le 5 mai 2026 à Paris © Xavier GALIANA

La secrétaire nationale des Ecologistes Marine Tondelier sera confrontée, lors du prochain conseil fédéral de son parti, les 6 et 7 juin, à une motion de ses opposants visant à remettre en jeu son statut de candidate à la présidentielle, si la primaire de la gauche n'avait pas lieu. 

"Cette motion vise à envisager la possibilité que la primaire des gauches et des écologistes de 2026 n'ait finalement pas lieu" ou qu'elle se déroule "dans un périmètre trop restreint pour avoir une réelle pertinence", écrivent les signataires du texte qui a été déposé mercredi soir, et dont l'AFP a eu copie.

Ces signataires, membres des trois courants d'opposition interne à Marine Tondelier, proposent que dans le cas où la primaire de la gauche et des Ecologistes "n'est pas organisée avant le 30 octobre 2026", ou si elle "ne réunit pas un périmètre plus large que celui des partis membres du groupe +écologiste et social+ à l'Assemblée nationale", un débat et un vote des militants ou du conseil fédéral puissent avoir lieu pour "déterminer si Les Écologistes présentent une candidature à l'élection présidentielle".

La tenue de la primaire est pour l'instant annoncée pour le 11 octobre. 

Les signataires affirment que les adhérents du parti, qui ont choisi Marine Tondelier en décembre 2025, l'ont désignée comme leur représentante "pour une éventuelle primaire, mais pas directement pour l'élection présidentielle".

Ils affirment que le conseil fédéral "ne s'est jamais exprimé, ni n’a été consulté sur la ligne à suivre au cas de non-organisation de cette primaire".

Mais pour la direction du parti, "la motion votée en conseil fédéral fin 2025 dit clairement que Marine a été désignée cheffe de file pour l'élection présidentielle". "On se bat activement pour la primaire : c'est concret, positif, attendu par les électeurs de gauche. Notre énergie collective devrait être concentrée-là dessus", ajoute la direction, déplorant cette "manoeuvre de bas étage".

Elle précise toutefois que Marine Tondelier a indiqué, lors d'un récent conseil fédéral extraordinaire réclamé par les opposants après le bilan mitigé des municipales, qu'en cas de non-primaire, "il serait normal et simple de revenir devant le conseil fédéral, pour débattre collectivement de ce que nous voudrons faire à ce moment-là". 

Une deuxième motion a également été déposée, critiquant le manque de transparence sur le budget du parti. "Depuis plusieurs années, il nous est demandé de voter un budget prévisionnel pour l'année suivante, sans prendre le temps nécessaire et sans transmission préalable de pièces suffisantes", écrivent-ils.