Les prix des carburants en France ont baissé en moyenne de 1 centime depuis la conclusion du cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran, loin des 5 à 10 centimes de baisse attendus, selon les chiffres du gouvernement analysés lundi par l'AFP.
L'essence SP95-E10 se vendait en moyenne lundi à 2,001 euro le litre, d'après une moyenne des prix pratiqués à la pompe par 7.037 stations à 11H00. Le SP98 coûtait en moyenne 2,098 euros le litre (sur 7.349 stations) et le gazole, carburant le plus consommé en France, se vendait à 2,330 euros le litre (sur 8.810 stations).
Le 7 avril, veille de la conclusion du cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran après plus d'un mois de guerre, ces carburants étaient vendus respectivement à 2,018 euros, 2,114 euros et 2,337 euros le litre.
La baisse est comprise entre 0,7 centime (pour le gazole) et 1,7 centime d'euros (pour le SP95-E10) selon les carburants depuis cette date.
Le cessez-le-feu avait dans un premier temps entraîné la chute des prix des barils de pétrole, qui avaient flambé pendant la guerre. La conséquence attendue, pour les automobilistes, était une baisse des prix significative à la pompe.
"Si le cours du pétrole se stabilise" autour de 92 à 95 dollars le baril, cela "veut dire que très rapidement on verra les prix à la pompe en France baisser de 5 à 10 centimes", avait déclaré à l'AFP le président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip) Olivier Gantois, après la conclusion du cessez-le-feu.
Le gouvernement avait pressé les distributeurs de répercuter rapidement tout recul des prix du pétrole. Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait ainsi souhaité vendredi que les prix en station-service baissent d'ici à la "fin du week-end" ou au "début de la semaine prochaine".
Mais après une chute, les prix du pétrole brut ont à nouveau repris leur hausse, au gré des derniers développements au Moyen-Orient, notamment l'échec de pourparlers ce week-end entre les Etats-Unis et l'Iran.
Ils s'affichaient à plus de 102 dollars le baril lundi vers 10H00 GMT.
Depuis le début de la guerre, le 28 février, les prix moyens des carburants en France ont augmenté de 28 centimes pour le SP95-E10, 27 centimes pour le SP98 et 61 centimes pour le gazole.
La barre symbolique des 2 euros le litre a été atteinte le 9 mars pour le gazole et le 1er avril pour le SP95-E10, l'essence la plus utilisée.
Depuis 2006, les stations-service ont l'obligation de communiquer leurs prix au site gouvernemental www.prix-carburants.gouv.fr. Ces données sont ensuite publiées en libre accès et analysées par l'AFP.
En mettant de côté les stations TotalEnergies, dont les prix sont "plafonnés" et qui n'ont donc "que très légèrement baissé", le cabinet de la ministre déléguée chargée de l'Energie Maud Bregeon a fait état auprès de l'AFP d'une baisse du prix du gazole de 8,9 centimes le litre entre le 9 et le 12 avril.