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Reify, la barre protéinée salée qui bouscule le snacking

Avec ses barres protéinées salées, végétales et Nutri-Score A, Reify entend créer une nouvelle catégorie de snacking, portée par un marché en croissance et une première production déjà écoulée. Elle pourrait s'installer à Beauvais, au sein de la zone Novaparc. 

Les trois fondateurs de Reify : Paul McKey, Geoffrey Costilhes et Sabrina Furusawa ont lancé une barre protéinée salée, 100 % végétale et Nutri-Score A, avec l’ambition de créer une nouvelle catégorie de snacking. © Reify
Les trois fondateurs de Reify : Paul McKey, Geoffrey Costilhes et Sabrina Furusawa ont lancé une barre protéinée salée, 100 % végétale et Nutri-Score A, avec l’ambition de créer une nouvelle catégorie de snacking. © Reify

La start-up Reify entend réinventer le snacking avec des barres protéinées salées, 100 % végétales et Nutri-Score A. Sa première production de 15 000 unités, lancée en août 2025, a été entièrement écoulée. Une deuxième série est déjà en cours, tandis que le processus de fabrication doit être breveté pour garantir stabilité et qualité. Bien que basée à Paris, la start-up entretient des liens étroits avec l’Oise, qu’elle considère stratégique pour son développement industriel et académique.

Ainsi, Reify collabore avec le campus beauvaisien d'UniLaSalle, utilise ses laboratoires et accueille des stagiaires, tandis que l’incubateur compiégnois iTerra lui offre un réseau solide. L’entreprise surveille également Novaparc, près de Beauvais, pour y installer «éventuellement» un atelier de production. «Rien n’est fait, rien n’est engagé. Mais si nos ventes augmentent, notre production devra suivre et notre sous-traitant ne pourra pas pousser ses murs», précise Geoffrey Costilhes. l'un des trois cofondateurs. Ce projet «pourrait» créer une dizaine d’emplois dans le département dès 2027-2028.

Une idée née d'un constat simple

L’idée est née d’un constat simple : «Après une séance de sport, je n’avais aucun encas sain à portée de main. J’ai voulu créer un snack salé, gourmand et nutritif, faible en sucre, sans édulcorant ni conservateur», explique Paul McKey, cofondateur. Pour transformer ce concept en marque, il s’est entouré de Geoffrey Costilhes et de Sabrina Furusawa. «Notre ambition n’est pas seulement de faire une barre de plus, mais de créer une catégorie à part entière», souligne Sabrina Furusawa.

La start-up vise un marché dynamique : en 2024, le snacking représentait plus de 22 milliards d’euros en France, dont près de 14 milliards pour la grande distribution. Le segment des barres protéinées approche le milliard d’euros, avec une croissance annuelle de +6 %. «Le marché est prêt pour des alternatives plus saines et gourmandes», note Geoffrey Costilhes.

Les barres salées proposées par la marque ont été pensées pour être dégustées à tous les moments de la journée. «Elles combinent praticité, goût salé et bénéfices nutritionnels : 12 g de protéines, 18 g de fibres et 15 g de matières grasses pour 100 g», précise Geoffrey Costières. Destinée aux actifs urbains et sportifs, elle est proposée en trois saveurs, avec de nouvelles déclinaisons prévues en 2026.

«Plus vous avez de références, plus vous semblez solide et plus votre marque plaît à la grande distribution», ajoute-t-il. Le prix varie de 2,67 € en vente directe à 3,15 € en supermarché. «C’est rare d’avoir un snack sain avec une conservation de six mois », souligne Sabrina Furusawa. Ce qui s'avère un atout pour l’intégration en GMS.

Expansion et communauté digitale

Aujourd’hui, les barres Reify sont disponibles sur le site de la marque, Amazon et dans une trentaine de points de vente en Île-de-France, principalement en grandes surfaces et magasins spécialisés. Forte de cette première implantation, la start-up prépare son expansion nationale et internationale dès 2026. «Nous cherchons des distributeurs partout en France, et l’Oise est un territoire clé», explique Geoffrey Costilhes. L’entreprise cible également des marchés internationaux comme le Royaume-Uni, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Allemagne, «Qui sont habitués à consommer des snacks», poursuit-il.

Pour soutenir cette croissance, Reify mise, entre autres, sur sa présence digitale et la création d’une communauté engagée. Publications régulières sur Instagram, lancement d’un compte TikTok, événements pour coureurs, envoi de produits à des micro-influenceurs… La stratégie vise à renforcer la notoriété et l’interaction avec les consommateurs.

La marque s’appuie également sur une ambassadrice ultratraileuse de renommée mondiale. «Nous posons beaucoup de questions aux consommateurs et testons chaque produit avant sa commercialisation, afin d’être sûrs que notre barre répond vraiment à leurs attentes», précise Sabrina Furusawa. Cette approche permet à Reify de rester proche de ses utilisateurs, de collecter un retour terrain précieux et d’adapter son offre avant un déploiement à plus grande échelle.

Financements

Lancée grâce à des fonds propres des cofondateurs, Reify a réalisé une première levée de 350 000 €, complétée par 50 000 € de subventions de Bpifrance dédiées à la R&D et à l’innovation. Une nouvelle levée de fonds est envisagée en 2026 afin d’accompagner l’accélération commerciale et la montée en puissance de la production. «Nous avons de grandes ambitions, il nous faut lever les fonds. La flexibilité», souligne Geoffrey Costilhes.