En espérant que ce même engouement sera présent à la fin du mois à l’occasion des Jeux paralympiques (du 28 août au 8 septembre). La parenthèse de ce temps suspendu vient de se refermer. Les effets bénéfiques devraient continuer à se propager pendant encore quelques temps. Combien de temps ? Pendant ces trois semaines, l’Hexagone mais surtout Paris a vécu dans sa bulle loin des tumultes du monde. En région, l’enthousiasme était palpable mais à un degrés moindre. Certaines fan zones de territoires sont désespérément restées désertes. Les préoccupations du quotidien était tout autre pour bon nombre.
Les JO n’ont pas enflammé tout le pays loin s’en faut. Une grande majorité, certes mais pour une certaine partie de la population. Tout était fait pour que cette ambiance de paix collective et de fraternité généralisée soit galvanisée. L’actualité nationale et internationale s’est réduite à cette seule (et unique) compétition sportive.
Pas de place, ou quasi, aux autres nouvelles histoires de ne pas tâcher le tableau idyllique de cette France unie dans ce bonheur communicatif. «Le bonheur, ce n’est pas grand-chose, c’est du chagrin qui se repose, alors il ne faut pas le réveiller», chantait Léo Ferré. Le réveil risque d’être un peu brutal dans quelques jours. Le retour à la réalité va se faire progressivement mais peut être plus
rapidement que prévu même pour les plus optimistes. En cette mi-août, la torpeur estivale est encore présente. Encore quelques jours de répit avant une rentrée qui s’annonce presque aussi historique que les Jeux Olympiques.