«La confiance, c’est ce que nous devons restaurer. L’amélioration est réelle, bien que loin d’être terminée, les choses avancent dans le bon sens.» Guy-Bernard Laurent, le président du RSI Lorraine, est un optimiste de nature il sent bien que le chantier mis en œuvre aujourd’hui pour tenter d’améliorer les relations tendues entre certains assurés et leur organisme n’est pas une mince affaire. «De nombreuses améliorations sont présentes mais ce n’est pas suffisant. Je suis un chef d’entreprise et je sais ce que vivent les cotisants. Je connais la réalité quotidienne des indépendants et les difficultés de gestion auxquelles ils peuvent être confrontés dans le contexte actuel. Je sais que les cotisations sociales sont lourdes à acquitter pour un chef de petite entreprise. En 2014, le RSI a accordé 300 000 délais de paiement et pris en charge plus de 35 millions d’euros de cotisations au titre de son action sociale.»
Trentaine de propositions…
Un rapport d’étape parlementaire, mené par Sylviane Bulteau (députée de Vendée) et Fabrice Verdier (député du Gard), intitulé «Le fonctionnement du RSI dans sa relation avec les usagers» affirme que «l’appel des cotisations et le recouvrement, sujets majeurs du mécontentement des assurés, sont en voie de normalisation (…) Pour autant, cette amélioration globale est inégale et encore insuffisante pour procurer une réelle qualité de service à l’assuré et rétablir complétement le lien de confiance.» Histoire d’y parvenir une trentaine de propositions d’amélioration se dégagent avec pour objectifs de : «mieux informer et communiquer, simplifier, accompagner les situations difficiles et améliorer la prise en charge des travailleurs indépendants.» Trois mesures phares pourraient être même présentes dans la future loi de financement de la sécurité sociale. La première concerne les délais de carence, la seconde, l’instauration d’un temps partiel thérapeutique et la dernière permettrait une information systématique et plus directe sur l’accès aux droits à la retraite pour les indépendants. «Ces mesures ne pourront être mises en œuvre qu’avec un aval législatif», précise Lionel Koenig, le directeur par intérim du RSI Lorraine. Le rapport définitif sur ce véritable audit interne du RSI devrait être remis au premier Ministre au mois de septembre. D’ici là au RSI Lorraine on assure «que tout est mis en œuvre pour remplir la mission d’accompagnement des indépendants et de rétablir la confiance.»