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Saint-Maximin : NeoCem développe un nouveau ciment bas carbone

Oklima, filiale du groupe EDF spécialisée dans le développement de projets de contribution carbone, accompagne Valloire Habitat (Entreprise Sociale pour l’Habitat) pour soutenir le déploiement d’un ingrédient cimentaire bas carbone développé par NeoCem, dont la nouvelle usine est installée dans l'Oise, à Saint-Maximin.

Oklima, Valloire Habitat et NeoCem se sont associés. ©Eliot Blondet

Oklima, Valloire Habitat et NeoCem se sont associés. ©Eliot Blondet

L'heure est à la réduction de l'emprunte carbone pour le secteur du ciment, alors même que la demande mondiale est en hausse. Pour continuer à produire, une méthode verte a été conçue : une solution d’argile recyclée calcinée bas carbone par NéoCem, dont une usine vient de voir le jour à Saint-Maximin. Dans l'objectif de décarboner la secteur de la construction, Oklima, filiale du groupe EDF spécialisée dans le développement de projets de contribution carbone, Valloire Habitat (Entreprise Sociale pour l’Habitat) et NeoCem collaborent pour déployer cette nouvelle solution. «Notre mission est d'accompagner les entreprises dans leur transition bas carbone en créant des ponts concrets entre innovation technologique, besoins sectoriels et impact territorial. Ce projet illustre parfaitement notre engagement : offrir des solutions décarbonées accessibles et mesurables qui permettent aux entreprises de passer de l'intention à l'action», note Thomas Bladier, cofondateur et président d’Oklima.

Cette solution d’argile recyclée calcinée bas carbone développée par NeoCem, entreprise spécialisée dans la valorisation matière, est performante : elle permet de réduire de 90% les émissions de CO2 de la part de clinker substituée – principal responsable des émissions de CO2 dans le ciment traditionnel – tout en favorisant les circuits courts et la réduction des déchets. «Une contribution directe à la décarbonation du secteur de la construction», précisent les partenaires.

Un déploiement prévu

Ce partenariat permet également l’obtention de crédits carbone, commercialisés par Oklima : les financements générés par leur vente soutiennent directement la montée en puissance industrielle du projet et permettra de produire 250 tonnes d’argiles recyclées calcinées, équivalentes à 1000 tonnes de ciment, et 10 000 tonnes de béton. Ainsi, NeoCem vise une capacité nominale de recyclage de 300 000 tonnes d'argiles déblais valorisées par an, pour une production annuelle de 200 000 tonnes

d’argiles recyclées calcinées. «Avec une production de ciment appelée à croître de 12 à 23% d’ici 2050, l’impact environnemental du secteur ne cesse de s’aggraver, explique Christophe Deboffe, fondateur de NeoCem. Les acteurs doivent accompagner son évolution vers des solutions moins émissives en gaz à effet de serre. À cette échelle, notre solution est une première mondiale à forte contribution carbone : elle est actionnable dès aujourd’hui tout en permettant déjà de répondre aux objectifs de réduction de ciment fixés par l’Union Européenne à horizon 2050».

Pour le déploiement à grande échelle, Valloire Habitat à identifier un projet aligné avec sa chaîne de valeur pour aider au déploiement de cette solution. «Conscients de l’impact de nos activités sur l’environnement, nous agissons en entreprise responsable et citoyenne, en finançant depuis 2022 des projets de contribution carbone, dans le cadre d’une ambitieuse trajectoire de décarbonation, explique Vincent Henneron, directeur général de Valloire Habitat. Nous nous sommes rapprochés d’Oklima afin de nous accompagner dans notre démarche d’identification de projets à impact positif, pérennes, cohérents au regard de nos enjeux, nos valeurs et notre projet d’entreprise. Nous sommes aujourd’hui ravis de pouvoir contribuer au développement de la société NeoCem, pionnière dans son domaine».

Ce projet s’inscrit dans une logique d’économie circulaire, en valorisant les déchets issus des chantiers pour les réintroduire dans la chaîne de production. Auditée et certifiée par Rainbow (standard européen) selon le programme international de référence ICROA (International Carbon Reduction and Offset Alliance), cette solution permet de réduire l’empreinte carbone des matériaux, de limiter l’extraction de ressources naturelles et la mise en décharge.