Le tiers-lieu EcoSo franchit une étape majeure avec l’acquisition du Château de Montlaville grâce à un financement de 880 000 euros, destiné à assurer sa stabilité et à accompagner son développement. Trois ans après son installation, le projet porté par Charlotte Allegret et Frantz Métivier consolide ainsi ses bases. Cette opération permet de sécuriser l’activité et d’envisager un déploiement à l’échelle de l’ensemble du site.
Le modèle économique a été repensé pour soutenir cette nouvelle ambition. Les activités existantes, comme les dispositifs d’accompagnement à la reconversion ou les événements culturels, sont maintenues. Elles seront complétées par de nouvelles sources de revenus afin de financer les actions sociales et culturelles. L’objectif affiché est d’atteindre environ 800 000 euros de chiffre d’affaires annuel, sans dépendre de subventions de fonctionnement.
Un modèle élargi et diversifié
Le développement repose sur plusieurs axes. L’activité historique d’accompagnement des organisations constitue un premier pilier financier. Elle génère déjà une part significative des revenus et reste essentielle à l’équilibre global. À cela s’ajoute une montée en puissance de l’accueil, avec le développement de séminaires et de nouvelles offres touristiques rendues possibles par l’accès à l’ensemble du château.
Un troisième levier concerne la création d’hébergements et d’une offre de restauration, encore en cours de structuration. L’ensemble doit permettre de renforcer l’autonomie économique du site. Cette évolution intervient toutefois dans un contexte marqué par le départ d’anciens associés, lié à des divergences sur l’orientation du projet. Malgré ces tensions, les fondateurs poursuivent leur stratégie et misent sur une diversification des activités pour assurer la pérennité du tiers-lieu.