Tertiaire supérieur : les ambitions des Places Tertiaires pour accélérer le développement du secteur Hauts-de-France
Le secteur du tertiaire supérieur occupe une place importante dans le bassin d’emplois des Hauts-de-France, et l’association Places Tertiaires, entend bien en faire une des régions les mieux loties sur ce point. L’association a donc revu sa gouvernance pour accélérer son développement et celui du tertiaire supérieur.
Place Tertiaires fait peau neuve. Son président Antoine Leduc a
présenté les nouveaux présidents des différentes places
(Juridiques, Conseils, Financières et le Club des entreprises
centenaires). Le but, avec ces nouvelles gouvernances, est de
renforcer la transversalité entre les clubs pour accélérer le
développement économique du territoire. On retrouve donc Lyly
Clermont, directrice juridique de Ramery, à la présidence des
Places Juridiques ; Magalie Petit, directrice de l’Agence 15
MA, à la tête de la Place du Conseil ; Jean-Paul Mamert, directeur finances, juridique, filiales et participations du Crédit
Agricole Nord de France, à la présidence des Places Financières ;
et François Dutilleul, président de Rabot Dutilleul, en tant que président du Club des Entreprises Centenaires.
Aider
la région à passer un cap
Avec
ces évolutions, Places Tertiaires a pour ambition de développer le
tertiaire supérieur au sein des Hauts-de-France, région déjà
cinquième de France – hors région parisienne – sur le secteur, avec 121 000 emplois. Pour rappel, dans l’hexagone, le tertiaire supérieur concerne 912 000 établissements et
2,2 millions d’emplois. Les Hauts-de-France sont donc une
place-forte d’un point de vue économique, qui plus est avec la
Métropole Européenne de Lille, qui se classe en quatrième position
des métropoles françaises en termes d’emploi – hors Île-de-France
–, avec 69 000 emplois, soit 57% des effectifs de la région.
Et
la volonté d’Antoine Leduc est claire : «Faire que les
Hauts-de-France arrivent dans le top 3 des régions françaises.
Pour cela, nous avons besoin de 12 500 emplois en plus. C’est
compliqué mais atteignable». Pour y parvenir, les différents
présidents ont l’objectif de rassembler le plus de professionnels
possibles, comme l’explique Magalie Petit : «Il
faut nous rassembler et nous regrouper, car nous avons beaucoup
d’indépendants dans ces domaines. Il faut aussi promouvoir ces
métiers et les expertises afin de monter en puissance et en
compétence pour les experts».
Une ligne de conduite suivie par Lyly Clermont, qui souhaite «travailler en transversalité avec les autres Places, et au niveau du secteur pour être performant face aux nouvelles manières d’exercer le droit, notamment avec un accompagnement pour les jeunes avocats». Car la formation est également un point central pour la réussite du secteur tertiaire et des ambitions de l’association en Hauts-de-France, de part son rôle à jouer sur l’attractivité du territoire. La région compte d’ailleurs trois Master dans le top 10 du prestigieux Financial Times. «Prendre un alternant, c’est le former pour qu’il reste. C’est donc à nous d’agir pour rendre le territoire attrayant», précise Jean-Paul Mamert. Tous ces points forment les volontés de l’association pour les années futures, afin de faciliter la coopération de professions très segmentées habituellement dans ce secteur.