Comment votre entreprise traverse-t-elle cette crise ?
Je ne me plains pas. En mars 2020, notre activité s’est arrêtée. Mais elle est repartie ensuite. Mon entreprise a comme clientèle exclusivement des particuliers. Il nous a fallu mettre un protocole sanitaire strict sur nos chantiers. Mon carnet de commandes est rempli pour au moins un an.
Comment voyez-vous les mois à venir ?
J’ai une visibilité sur mon chiffre d’affaires, donc je ne suis pas inquiet. Je le suis davantage pour tous les chefs d’entreprise, les gérants que je côtoie, dans l’hôtellerie, la restauration, les petits commerces, les boutiques que l’on a dit «non essentielles ». Il faut rester solidaire avec eux. Me concernant, c’est davantage les prix des matériaux que je regarde. Le bois, le métallique. Cela grimpe depuis un an.
La SAS Bauer a-t-elle des projets de recrutement ?
Je viens d’embaucher deux personnes. La société compte 11 salariés et un apprenti. Je fonctionne avec le bouche-à-oreille. Cela reste difficile de recruter dans le bâtiment. Le secteur est encore trop souvent dénigré. Pourtant, un jeune courageux et travailleur peut trouver dans notre branche de réelles satisfactions.