Organisés en plusieurs petits groupes, les représentants de l'Umih et de la préfecture se sont dispersés vers une quarantaine de bars et discothèques, pour la plupart dans le quartier Saint-Leu, sur la place du Don et le quai Bélu. Leur mission : distribuer aux établissements plusieurs dispositifs de prévention. 10 000 sifflets «repousse-relou», 8 000 capuchons anti-drogue et des affiches de sensibilisation au bruit ont ainsi été partagés aux professionnels.
Le sifflet «repousse-relou» servant d'outil simple et accessible pour alerter et se protéger face aux harceleurs, le capuchon anti-drogue permettant de protéger les verres contre toute tentative de soumission chimique, les affiches étant destinées quant à elle à encourager le respect des riverains et à promouvoir une cohabitation apaisée entre vie nocturne et tranquillité publique. De plus, l'action a aussi permis de rappeler l'existence du dispositif Angela. Déjà en place dans bon nombre d'établissements amiénois, ceux-ci s'engagent à porter assistance et soutenir toute personne demandant Angela en cas de situation de danger.
Pour des espaces festifs plus sûrs
«Les objectifs de l'action sont multiples», expliquait Bruno Asnar, le président de l'Umih 80, aux responsables de bars dont il est allé à la rencontre. «Il s'agit de lutter contre les violences et le harcèlement en donnant aux usagers des moyens concrets d'agir et de se protéger. Il faut également prévenir les risques de soumission chimique, un phénomène en hausse dans les lieux festifs, et favoriser des comportements responsables, notamment en matière de nuisances sonores».
Parallèlement, la préfecture de la Somme a apporté son soutien à l'initiative. Sur le plan financier, il se traduit par une subvention de 8 000 € en 2024, augmentée à 10 000 € en 2025. L'action s'inscrit en effet pleinement dans le cadre du projet Mildeca, la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives. La mobilisation se veut collective, elle associe de fait les professionnels de la nuit : «Ensemble, nous œuvrons pour faire des espaces festifs des lieux plus sûrs, plus respectueux et plus inclusifs».