Sauvegarder l'article
Identifiez vous, pour sauvegarder ce article et le consulter plus tard !

Confiserie

Verdun : Braquier mise sur un chocolat de qualité

Depuis un peu plus de six mois, la maison Braquier, berceau de la dragée artisanale de Verdun, dispose d’une unité de production de chocolat née d’un rapprochement stratégique avec Madagascar. Avec un investissement de 150 000 euros, l’enjeu est de renforcer la qualité du chocolat et de créer une nouvelle dynamique autour de cette filière.


© Laurence Deleau
© Laurence Deleau

«Depuis longtemps, nous souhaitions nous doter d’une unité de production de chocolat, mais encore fallait-il trouver les bons contacts», confie Bernard Bour, le patron de la maison Braquier. Ce contact est arrivé, sans même le chercher. Et pour cause, l’ouverture gratuite sept jours sur sept et 365 jours par an de l’usine de fabrication de dragées de Verdun a été le théâtre d’une rencontre inattendue, il y a quelques mois. C’était un dimanche. Miarisoa Randrenalijaona, alors en contrat civique à Lacroix-sur-Meuse discute avec Bernard Bour de ses origines de Madagascar, du chocolat, de la vanille… et finalement, tout s’est ensuite enchaîné très vite et de façon naturelle. «On est resté en lien et on a regardé la faisabilité d’importer des fèves de cacao depuis Madagascar», complète la jeune Malgache. Si l’étudiante ne devait être que de passage en Meuse, elle y déposera finalement ses valises et bien plus. Ayant la volonté de rejoindre l’Ensaia, à Nancy, pour devenir ingénieure dans l’agroalimentaire, elle se dit alors que les établissements Braquier pourraient l’accueillir pour son stage. Mais comme rien n’est jamais écrit d’avance le destin en a décidé autrement pour celle qui gère désormais l'unité de production de chocolat.

© Laurence Deleau- Les dragées au chocolat sont désormais fabriquées à base de fèves de cacao de Madagascar

Opportunités saisies

La coïncidence fait que son oncle est chocolatier à Madagascar. La famille Bour saisit l’opportunité de tourner le dos définitivement au chocolat industriel pour plonger dans cette aventure artisanale en aménageant une unité de production et en s’appuyant sur le savoir-faire du professionnel qui a accepté de rejoindre Verdun pour partager ses compétences puis a signé un CDI. 120 000 euros ont été injectés dans l’outil de production et deux nouvelles machines devraient prochainement rejoindre le site verdunois pour un investissement de 30 000 euros permettant de fabriquer de nouveaux produits que ce soient le beurre et la poudre de cacao. Le chocolat fabriqué à Verdun est désormais utilisé pour les dragées ainsi que pour la gamme chocolatée. De nouveaux produits sont également élaborées en lien avec les fèves de cacao et la vanille de Madagascar. L’enjeu est de conforter la filière et surtout de s’engager dans une voie de qualité, à l’image de la dragée fabriquée à base d’amande ; l’Avola «la plus chère mais la meilleure». Les premiers retours n’ont d’ailleurs pas tardé. «On touche de vrais amateurs de chocolat qui ont gouté nos nouveaux produits et surtout qui sont revenus», se réjouit la direction de Braquier engagée dans une nouvelle dynamique.