La vacance des logements est plus fréquente dans les départements les plus ruraux comme la Meuse, la Haute-Marne, les Ardennes et les Vosges où plus de 11 % des logements sont inoccupés depuis 2020. Ils font partie des quinze départements français où le taux de vacance est le plus important. En Meurthe-et-Moselle, comme dans l’Aube et la Marne, le taux de vacance approche la valeur régionale variant entre 9,2 % et 9,3 %. De fortes disparités existent selon les zones et les degrés d’urbanisation.
Dans le sud de l’Aube et de la Meurthe-et-Moselle, comme dans l’est mosellan, le taux de vacance dépasse parfois 12 %. À l’inverse, il est plus faible dans les communautés d’agglomération de Troyes et de Châlons-en-Champagne (7,5 % et 7,3 %), autour de Metz (Communauté de communes Rives de Moselle, 6 % et celle du Haut Chemin-Pays de Pange, 4,4%) et autour de Nancy (Communauté de communes de Seille et Grand Couronné, 5,7 % et celle du Bassin de Pompey, 7,4 %).
La vacance est plus forte dans les petites villes et les centres urbains intermédiaires. La part de logements inoccupés est très élevée dans les petites villes comme Revin (17,9 %), Commercy ou Remiremont (14,8 % chacune). Même constant dans les centres urbains intermédiaires tels que Bar-le-Duc, Saint-Dié-des-Vosges et Forbach (entre 16,1 % et 17,4%), Sedan ou Vitry-le-François (plus de 15%). Une situation générale qui n’a eu de cesse de s’accentuer depuis des décennies.
En trente ans, le nombre de logements inoccupés s’est accru de 83 % dans la région soit une augmentation chaque année de + 2 %. Il a augmenté plus vite que le nombre total de logements (+ 32 % soit + 0,9 % par an).