Le premier trimestre 2026 sonne comme un avertissement pour l’économie de la Meurthe-et-Moselle. Avec une augmentation de 7% des procédures collectives, le département rompt avec la dynamique positive de l’année précédente (-10%). Cette fragilité locale s’inscrit dans un paysage régional contrasté où la résistance globale ne profite pas à tous les territoires.
Contraste territorial et secteurs sous pression
À l’échelle du Grand Est, 1 200 défaillances ont été recensées, un niveau stable par rapport au premier trimestre 2025. Cette moyenne cache cependant de fortes disparités : la moitié des départements de la région bascule dans le rouge. La Meurthe-et-Moselle rejoint ainsi les territoires en difficulté, tels que le Haut-Rhin (+18%) et les Ardennes (+13%). Sur le plan sectoriel, le trio de tête des défaillances reste inchangé : les services (30%), suivis du commerce et de la construction (23% chacun).
Ce regain de vulnérabilité locale fait écho à une situation nationale alarmante. Avec 19 243 défaillances au premier trimestre, la France atteint un plus haut historique. Allianz Trade prévoit une année 2026 sous haute tension, avec un risque de franchir la barre des 71 600 cas si les tensions géopolitiques au Moyen-Orient persistent. Dans ce contexte de crises successives, la résilience des entreprises lorraines sera mise à rude épreuve tout au long de l'année.