Il y a un an et demi, la CCI de l’Oise organisait pour la première fois une soirée «Cartes sur table» à Compiègne. Un moment privilégié qui avait réuni les adhérents des clubs et réseaux locaux. Devant le succès de cette initiative, la chambre consulaire a décidé, en partenariat avec le CJD Beauvais Oise Ouest, le Réseau Entreprendre Picardie et le Club d’affaires Protéines Oise, de réitérer l’expérience, à Beauvais cette fois-ci. C’est ainsi que, le 9 avril dernier, 90 dirigeants se sont retrouvés à l’Empreinte Crédit Agricole pour échanger autour de leurs valeurs.
«L’objectif est que chaque chef d’entreprise vienne ici avec son expertise, son expérience, son savoir-faire et l'envie de partager tout cela» résume Charles Loquet, premier vice-président de la CCI de l’Oise. Il s'agit de jouer sur la complémentarité des entreprises. «Nous avons tous des valeurs différentes. Elles peuvent permettre de mieux performer en termes de marketing, de recrutement, de marque employeur ou de performance commerciale… L’idée, c’est d’aller piocher de bonnes pratiques», poursuit Charles Loquet. Le représentant de la CCI de l’Oise rappelle que l’une des grandes missions de celle-ci est de faire monter en compétences les dirigeants. «On l’oublie parfois, mais notre rôle est aussi de faire prendre de la hauteur aux entrepreneurs. C’est précisément ce que nous faisons ici», ajoute-t-il.
Réfléchir ensemble
Lors de la soirée, les participants étaient invités à circuler entre 14 tables pour échanger, par groupes de six pendant 8 minutes, autour de grandes thématiques qui traversent actuellement les entreprises. Au programme, on trouvait l’utilisation de l’IA, le recrutement de jeunes ou encore la fidélisation des salariés.
À la question «Comment éviter que l’IA crée une fracture entre les collaborateurs ?», les débats ont été nourris. «Nous allons introduire l’IA dans nos process. Il y a de réelles questions qui se posent, mais nous ne savons pas encore quel impact cela aura sur nos métiers. Pour l’instant, c’est assez bien vécu», confie un cadre du secteur bancaire.
«Je pense qu’il est fondamental de passer par des formations adaptées au niveau de chacun et surtout de faire preuve de beaucoup d’écoute. Peut-être faudra-t-il des ambassadeurs ?», poursuit une entrepreneuse dans le secteur médico-social. Si tous s’accordent sur le caractère inéluctable de l’utilisation quotidienne de l’IA, aucun n’envisage le remplacement de collaborateurs. «Cela doit rester un outil», assurent-ils.
Des leviers de performance
«De façon générale, les entrepreneurs font preuve d’engagement, de courage et sont portés par la volonté de servir et d’être utiles. Ce sont des valeurs qui constituent aussi des leviers de performance très intéressants», observe Charles Loquet. Un avis partagé par Sandrine Cherbi, fondatrice de Digi Assist, une société spécialisée dans l’accompagnement externalisé en matière d’administratif, d’organisation ou de suivi de clients pour les TPE et les professionnels de l’événementiel. «Un chef d’entreprise doit aussi savoir fédérer, embarquer ses équipes autour d’un projet, d’une vision» ajoute celle qui assiste pour la première fois à format. «C’est toujours intéressant de confronter son point de vue, d’échanger avec d’autres entrepreneurs et aussi de faire évoluer son réseau», conclut-elle.
Pour Aletheia Press, DLP