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Boulogne-sur-Mer, Nausicaá prépare une année 2026 riche en projets

Après une courte période de fermeture technique, le Centre national de la mer Nausicaá a rouvert ses portes le 31 janvier, à Boulogne-sur-Mer. L’occasion de dresser le bilan de l’année 2025 avant d’aborder 2026 avec de nombreux projets en préparation.

Christophe Siruge, directeur général de Nausicaá. © Aletheia Press / L. Peron Vranesic
Christophe Siruge, directeur général de Nausicaá. © Aletheia Press / L. Peron Vranesic

«En 2025, notre fréquentation a été robuste, même si nous avons observé un léger recul», explique, ce 31 janvier à Boulogne-sur-Mer, Christophe Sirugue, directeur général de Nausicaá. Après une courte période de fermeture technique, le Centre national de la mer a fait le point sur l'année qui vient de s'écouler. En 2025, près de 900 000 visiteurs ont franchi les portes du site, soit une baisse de 1,7% par rapport à 2024. Un recul modéré qui confirme néanmoins l’attractivité durable du plus grand aquarium d’Europe.

La fréquentation reste largement portée par le public français, qui représente 67% des visiteurs. Parmi eux, la moitié provient des Hauts-de-France, témoignant de l’ancrage territorial fort de l’équipement. En 2025, les habitants de la communauté d’agglomération du Boulonnais ont de nouveau bénéficié du tarif préférentiel de 8 euros le dimanche, hors vacances scolaires et jours fériés. «Cette formule rencontre toujours un vrai succès», se réjouit Christophe Sirugue. En moyenne, 400 personnes en ont profité chaque dimanche, soit environ 13 000 visiteurs sur l’année.

Une situation financière saine et une offre en renouvellement constant

Sur le plan financier, Nausicaá affiche une situation solide. «Pour la quatrième année consécutive, nous présentons un bilan positif», assure Christophe Sirugue. Un résultat qui s’explique notamment par le renouvellement régulier de l’offre. En 2025, l'exposition Échappée tropicale a ainsi été inaugurée.

Nausicaá a attiré l’année dernière près de 900 000 visiteurs. © Aletheia Press / L. Peron Vranesic

Parmi les nouveautés, le lancement du Club Océan a marqué l’année 2025. Destiné aux enfants, ce dispositif leur permet de découvrir les coulisses de Nausicaá le mercredi après-midi. «Cest une manière ludique de sensibiliser au milieu marin et, pourquoi pas, de faire naître des vocations», sourit Christophe Sirugue. La satisfaction des visiteurs atteint une note de 8,16 sur 10 en 2025, en hausse de 7 % par rapport à l’année précédente, sur près de 25 000 répondants. Un nouveau chef a également été recruté pour La Table d’Ephélia, le restaurant réservé aux visiteurs, dont la fréquentation est jugée plus que satisfaisante.

2026, une année anniversaire tournée vers l’avenir

L’année 2026 s’annonce particulièrement symbolique avec la célébration des 35 ans de Nausicaá. «Nous allons créer de nombreux rendez-vous pour marquer cet anniversaire», annonce Christophe Sirugue. Mais en attendant plus d’informations sur le programme, le directeur général a déjà affirmé que dès le printemps, l’exposition Mr. Goodfish serait repensée. Et ce, pour mieux valoriser les activités des professionnels de Capécure, zone d’activité du premier port de pêche de Boulogne-sur-Mer. Dans le même esprit, le Bistrot de la plage devrait être repensé et pourrait devenir le Bistrot de Capécure, avec une mise à l’honneur des produits locaux.

L’année 2026 verra également l’ouverture d’un pôle scientifique, comprenant quatre laboratoires, dont trois appartenant à Nausicaá et un à l’Ifremer. Cet espace a pour ambition de montrer au public que derrière les aquariums se déploient des activités de recherche, des métiers scientifiques et des enjeux de connaissance liés à la mer.

Une extension majeure prévue à l’horizon 2028

Pour enrichir ses espaces, Nausicaá lance un projet d’extension, réalisé en partenariat avec la communauté d’agglomération du Boulonnais. Le chantier devrait débuter à l’automne 2026 pour une livraison prévue fin 2028. Il prévoit notamment l’agrandissement de certains espaces animaliers, la création d'équipements et une réorganisation des fonctions du site. «Une enveloppe de 30 millions deuros a été mobilisée. Le projet a dû être ajusté face à la hausse des coûts depuis la crise sanitaire», témoigne Christophe Sirugue.

Enfin, dernière nouveauté attendue dès le mois d’avril : la mise en service d’un navire à passagers baptisé Vent d’Opale. Actuellement en rénovation, ce bateau proposera des sorties en mer d’une durée d’une heure à une heure et demie, en complément de la visite du centre. À bord, jusque 245 personnes et un médiateur scientifique seront embarqués. Exploité d’avril à septembre, le navire proposera jusqu’à trois sorties quotidiennes en haute saison. En hiver, lorsqu’il restera à quai, il pourra être utilisé comme espace de restauration. «Nous avons embauché les navigateurs du Florelle, le célèbre bateau de promenade qui a dû cesser son activité», ajoute Christophe Siruge. Avec ces nombreux projets, Nausicaá entend conforter sa place de référence européenne en matière de sensibilisation au monde marin, tout en renforçant son attractivité touristique.

Pour Aletheia Press, Lolita Péron Vranesic

Christophe Sirugue prend la direction d’Haliotech

En plus de son rôle de directeur général de Nausicaá, Christophe Sirugue dirige désormais Haliotech, une plateforme dédiée à l’aquaculture expérimentale. Cette structure permet aux entreprises de tester des produits dans des conditions réelles, avec un accompagnement scientifique. Haliotech propose également un peu de formation et la location de ses locaux. Récemment, Nausicaá a aussi racheté les actifs de BioNaMeris, société biotechnologique basée à Wimereux, spécialisée dans la production de proies vivantes pour l’aquaculture, notamment des copépodes Acartia tonsa et Parvocalanus crassirostris. BioNaMeris élabore des protocoles d’élevage adaptés aux aquariums et aux écloseries