Portrait

À Chevigny-Saint-Sauveur, CLM Industrie accélère sa croissance

CLM industrie profite depuis avril 2025 d’un nouvel atelier pour lequel l’entreprise a investi 1,2 million d’euros. Elle poursuit ainsi le développement de son activité de fabrication de solutions de confinement et de boîtes à gants industrielles, notamment pour le secteur du nucléaire. 

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CLM Industrie s’est doté d’un nouvel atelier en investissant 1,2 million d’euros destiné à la conception des boîtes à gants pour le secteur nucléaire. © CLM Industrie

CLM Industrie s’est doté d’un nouvel atelier en investissant 1,2 million d’euros destiné à la conception des boîtes à gants pour le secteur nucléaire. © CLM Industrie

Plus d’un siècle après sa création, CLM Industrie, implantée à Chevigny-Saint-Sauveur, poursuit son développement à travers un investissement de 1,2 million d’euros. Intégrée depuis 2004 au groupe industriel Galilé, l’entreprise fait partie des 37 PME autonomes qui composent le groupe. CLM Industrie est aujourd’hui spécialisée dans deux domaines d’activité, dont la conception d’enceintes de confinement destinées notamment aux secteurs du nucléaire et de la défense. «Nous créons ce qui s’apparente à une barrière de sécurité, par exemple pour protéger les opérateurs lors de manipulations nucléaires», explique Alexandre Arnoux, directeur de CLM Industrie.

Outre ses solutions de confinement de grande taille, CLM Industrie conçoit également des boîtes à gants de manipulation, ces équipements que l’on retrouve souvent à l’écran dans des scènes de laboratoire. «En plus, nous transformons des besoins spécifiques en équipements industriels sur mesure», précise Alexandre Arnoux. L’entreprise conçoit ainsi des éléments mécaniques et de l’outillage pour des machines de levage, de manutention, de stockage ou encore de convoyage, et même pour la production liée aux boîtes à gants. «Il nous arrive de recevoir des demandes très particulières, presque uniques», ajoute le directeur.

Une nouvelle extension pour relever les défis

Après avoir réalisé 8 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025, CLM Industrie, qui emploie 45 salariés, se fixe pour objectif d’atteindre 9 millions en 2026. Pour soutenir cette croissance, l’entreprise pourra s’appuyer sur son nouvel outil industriel : une extension de 1 500 m² dédiée au montage d’équipements de grande taille. «Depuis 2023, nous avons engagé une véritable mutation en investissant dans de nouvelles machines dusinage, avec le soutien de France 2030, pour accroître nos capacités et produire des équipements à haute valeur ajoutée», explique Alexandre Arnoux. La nouvelle extension, dont la première pierre avait été posée en octobre 2024, a été livrée en avril 2025.

Grâce à cet équipement, CLM Industrie entend accompagner ses clients sur des projets stratégiques et très spécifiques. L’accent mis par le gouvernement sur le nucléaire et la filière défense bénéficie directement à l’entreprise. «Il faut mettre les moyens nécessaires pour suivre la croissance du nucléaire», souligne Alexandre Arnoux. Pour soutenir ses ambitions, l’industriel prévoit également des recrutements ciblés et la montée en compétences de ses équipes. «Nous voulons continuer à croître, et cela passe par des recrutements stratégiques, mais aussi par le renforcement des compétences internes», ajoute le directeur.

Des solutions sur mesure pour les filières sensibles

CLM Industrie fournit non seulement les acteurs régionaux du nucléaire, comme Framatome ou le CEA Valduc, mais accompagne également le CEA sur d’autres sites en France et collabore avec d’autres grands noms du secteur, comme Orano. «Nous pouvons répondre à toutes les demandes de boîtes à gants et de solutions de confinement» souligne Alexandre Arnoux. Lorsque la filière exige des normes particulières, comme dans la pharmaceutique ou l’agroalimentaire, «Nous analysons avec précision le cahier des charges pour nous assurer de répondre aux attentes. Il est essentiel de prendre en compte lenvironnement de travail pour garantir lefficacité de notre solution», conclut le directeur.

Pour Aletheia Press, Nadège Hubert