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Travail, RH et IA en question avec la spécialiste Rebecca Renverseau

L’Intelligence artificielle bouleverse le monde du travail, transforme les métiers et par conséquent impacte la fonction RH au sein de l’entreprise. C’est autour de cette double question des RH et de l’IA que l’association Réso RH du Saint-Quentinois avait lancé l’invitation pour son premier afterwork de l’année, sous l’intitulé : «Et si on tombait en amour pour les RH et l’IA ? ».

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Ce rendez-vous a permis aux entrepreneurs et responsables RH de questionner leur pratique au quotidien.

Ce rendez-vous a permis aux entrepreneurs et responsables RH de questionner leur pratique au quotidien.

Premier rendez-vous de l’année 2026 proposé par l’association Réso RH du Saint-Quentinois, un afterwork pour «prendre du recul» et échanger autour d’un défi majeur pour le travail de demain, RH et IA, avec pour invitée Rebecca Renverseau, co-autrice des ouvrages «Personne n’aime les RH» et «Travailler à l’ère des IA génératives» et, par ailleurs, cofondatrice de l’agence Tomorrow Théory.

Accompagner l'usage

Face à elle un auditoire curieux de partager la vision de l’experte, des responsables du secteur public et du privé pour qui la question  de tomber en amour ou... pas, avec les RH et l’IA doit se gérer au quotidien, dans un contexte de transformation numérique qui nécessite d’accompagner voire de cadrer l’usage qui en est fait par bon nombre de collaborateurs.

«L’IA, un progrès ? un outil ? un enfermement ?», interroge Rebecca Renverseau avant d’ajouter : «l’IA est ce que l’on en fait». Autre questionnement : l’IA change le travail, comment l’utiliser intelligemment ? Vision partagée de l’intervenante : «l’IA change notre façon de travailler, d’écrire, reformuler un mail, rédiger de façon claire, demander des idées, analyser...» le temps ainsi dégagé peut permettre de libérer «de l’espace dans l’esprit» pour se «reconcentrer» sur des choses plus essentielles. «Faire mieux, plus vite, différemment ?», Rebecca Renverseau a ouvert la discussion suscitant une question légitime : «n’y a-t-il pas un risque réel de perte de savoirs, de compétences ? Comment dès lors garantir l’apprenance ?»