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A Lyon, face aux émeutes d’une "ampleur inédite", la "priorité a été de protéger les vies"

Face aux émeutes d'une "ampleur totalement inédite", la priorité des forces de l'ordre a été "de protéger les vies", a déclaré dimanche à la presse le préfet...
 © Jade LEVIN

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Face aux émeutes d'une "ampleur totalement inédite", la priorité des forces de l'ordre a été "de protéger les vies", a déclaré dimanche à la presse le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes Etienne Guyot.

Lors des affrontements entre émeutiers et forces de l'ordre samedi, 100 policiers ont été blessés et 160 personnes - dont 124 majeurs - placées en garde à vue, a-t-il précisé, interrogé notamment sur l'action de la police lors des pillages de nombreux magasins dans le centre-ville.

"Notre priorité, hier (samedi), a été de protéger les vies (...). Protéger les vies, de façon à ce qu'il n'y ait pas de victimes. Il n'y a pas de victimes, il n'y a pas de blessés" hormis les policiers, a dit M. Guyot, qui s'exprimait aux côtés du maire écologiste de la ville Grégory Doucet devant l'office de tourisme noirci et détruit, après avoir été incendié la veille.

"Nous avons eu trois types de situations": au départ "une manifestation pacifique" - qui a rassemblé 20.000 personnes selon la préfecture-, remplacée "très vite" par des "radicaux beaucoup plus violents, agressifs qui ont envahi l'espace public", a-t-il poursuivi.

"Et sur ces émeutiers se sont greffés des pilleurs, des voleurs, qui ont méthodiquement pillé un certain nombre de magasins", selon lui.

"La police a été partout, le plus possible, avec un gros dispositif qui existait, mais nous avions, je pense qu'il faut le redire (...) une manifestation d'une ampleur inédite partout en France", a estimé M. Guyot interrogé sur le manque d'effectifs policiers. 

"J'ai eu des moyens. En France, partout, on a eu des moyens. Maintenant, moi, je ne peux pas mettre un policier devant chaque magasin", a-t-il insisté.

"Quand je vois cet office du tourisme incendié, pris d'assaut, quand je vois les commerçants qui ont pour certains tout perdu parce qu'ils ont été attaqués, parce qu'ils ont été pillés, j'ai eu à plusieurs reprises une émotion très forte ce matin", a souligné pour sa part M. Doucet, chahuté par des habitants aux cris de "Doucet démission!".

Il a évoqué le "chaos qui a régné dans la ville pendant plusieurs heures", le jugeant "abominable".

"Notre priorité notamment, une bonne partie de la soirée, a été de faire en sorte que l'hôtel de ville ne soit pas attaqué", a-t-il ajouté.

Rappelant qu'il avait demandé à être reçu par le Premier ministre avec les maires de Paris et Marseille, il a ajouté: "on a besoin que les institutions, je pense bien sûr à l'Etat, à la région et à la métropole, se mobilisent aussi très très vite pour venir en aide aux commerçants".