À Phalempin, Vermeiren séduit une ministre
La ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées a visité l'entreprise belge de fauteuils roulants Vermeiren, le 16 janvier à Phalempin, en marge de l'entrée en vigueur d'une réforme remboursant intégralement ces outils de mobilité.
«Voilà une gamme très élargie», s'est enthousiasmée Charlotte Parmentier-Lecoq, ministre déléguée chargée de l'Autonomie et des Personnes handicapées, lors de sa venue dans l'entreprise Vermeiren à Phalempin, le 16 janvier. Il faut dire que ce fabricant belge propose plusieurs dizaines de fauteuils roulants différents, allant du scooter électrique autonome sur soixante kilomètres au modèle muni de six roues qui tourne sur lui-même. Ces aides à la mobilité, essentielles pour les personnes handicapées, sont intégralement remboursées en France depuis le 1er décembre, grâce à une réforme adoptée en 2024 par les parlementaires.
Avant cette date, la prise en charge de l'assurance-maladie ou de la mutuelle sociale agricole (MSA) n'était que partielle. Un fauteuil verticalisateur, autrefois aidé jusqu'à 5 000 euros, est remboursé à hauteur de 21 000 euros aujourd'hui. D'autres modèles plus légers, dont l'aide plafonnait à 600 euros alors qu'ils en coûtent dix fois plus, sont disponibles sans aucun reste à charge. «Nous avons conçu 4 500 outils d'aide l'an dernier, qui ont permis à autant de personnes de retrouver une mobilité», constate Patrick Vermeiren, PDG de l'entreprise du même nom, dont l'histoire ne s'invente pas : «Tout a commencé en 1957, quand mon père et mon grand-père ont fabriqué un premier fauteuil roulant pour leur grande tante», a-t-il rembobiné pour la ministre.
Une expertise qui roule loin
Près de soixante-dix ans plus tard, l'entreprise Vermeiren a bien grandi : «Nous possédons des filiales dans treize pays et réunissons environ 1 300 collaborateurs», résume le dirigeant. Ses solutions sont notamment distribuées en France, où Vermeiren a installé une filiale à Phalempin dès 1998. La réforme française est clairement vue comme une aubaine pour la société : ses fauteuils roulants répondent désormais tous au cahier des charges strict édicté par la Haute autorité de santé, afin d'être entièrement remboursés.
Fière de «fabriquer 98% de ses produits» elle-même, Vermeiren met un point d'honneur à proposer des outils «fiables et durables». Charlotte Parmentier-Lecoq, qui a grandi dans le Nord et étudié à Lille, a pu s'en apercevoir en visitant les lieux, guidée à travers l'espace d'exposition et les ateliers par Arnaud Hernandez, directeur commercial de Vermeiren en France. Certains fauteuils sont fournis avec « un kit de propulsion démontable, rechargeable comme un téléphone portable ». D'autres, comme le Trigo, sont particulièrement «légers et ultra-personnalisables». Les tricycles spécifiquement adaptés aux enfants, quant à eux, offrent «un guidon rectangulaire pour faciliter la préhension», des «cales-hanches» ou encore de «tuteurs de jambe». «Un véritable outil d'inclusion, qui leur permet de sortir avec leurs parents et de changer le regard des autres sur leur handicap», a estimé la ministre déléguée.
Pour aletheia Press, Arnaud Stoerkler