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Abbeville : Le linge d’Elisa a ouvert en centre-ville

Après vingt cinq ans à ne faire uniquement que les marchés et devant la demande de ses clients, Elisa Handschutter s’est posée dans la capitale de la Picardie maritime. Le succès est au rendez-vous.

Elisa Handschutter est satisfaite de son ouverture.
Elisa Handschutter est satisfaite de son ouverture.

«Je n’en reviens pas. Elles sont jolies», ne peut s’empêcher de commenter en passant à la caisse, un client. Il vient d’acheter trois serviettes de toilettes de couleurs vives très actuelles. Elisa Handschutter, 45 ans, la gérante du Linge d’Elisa, est satisfaite. Depuis son ouverture fin, au 34 rue du maréchal-Foch, les clients sont nombreux.

Qualité et prix raisonnables

Depuis plusieurs décennies, ses parents écument marchés et foires. Ils sont spécialisés dans le linge de maison. Après son bac, Elisa Handschutter a tout naturellement réclamé un camion pour suivre leurs exemples : «J’aime le contact avec les clients, confie t-elle. Je sympathise facilement. Je connais bien mes produits. Je me déplace chez les grossistes, chez les fabricants. Cela me permet de vérifier la qualité et de mieux négocier afin de vendre à des prix raisonnables. Je ne voudrais pas faire autre chose».

Ses parents continuent de se rendre sur les marchés d’Abbeville, le jeudi matin, du Crotoy le vendredi matin, de Rue le samedi matin et de Cayeux-sur-Mer, le dimanche matin. Le magasin d’Abbeville est ouvert lui du mardi au samedi. Elisa Handschutter est présente sur le marché de Poix-de-Picardie le dimanche matin : «Sur les marchés, j’avais une demande répétée des clients qui voulaient savoir si j’avais un point de vente fixe, raconte celle qui réside dans la région de Oisemont. Pour les gens qui travaillent, c’est compliqué de venir à des jours et des heures fixes. J’ai choisi de venir à Abbeville, car on est près de la baie de Somme. C’est une ville à taille humaine. Le commerce est dynamique dans le centre ville».

Les couettes sont blanches ou imprimées.

Les clients apprécient de toucher

Elle a eu la chance de pouvoir louer un magasin dédié à la confection, qui était fermé depuis quelques temps. Il se développe sur 100 m2 : «Il y a plus de références que ce que je peux proposer sur les marchés, décrit-elle. Les gens apprécient de pouvoir acheter ce qu’ils ne trouvent plus ailleurs, sauf sur internet. Ici, ils peuvent toucher pour vérifier la qualité. Ils sont surpris par les prix. Par exemple, des paires de draps, des couvertures, du linge des Vosges, des bons torchons Jacquart à 10 euros les trois, des draps housses pour lits articulés mais aussi des mouchoirs en tissu le plus souvent utilisés par les hommes».

Ainsi, les 12 mouchoirs sont proposés à 9 euros 90. En ce moment, c’est le mois du blanc. Des lots de deux taies d’oreiller sont affichées à 5 euros. Plaids, sorties de bains, couettes blanches ou imprimées, dessus de lits, protection de literie, robes de chambres, parures en flanelle, oreillers, ponchons et autres vestes d’intérieur, essuies mains… sont exposés avec gout dans le magasin. Elle privilégie le coton et le percale de coton, fibres naturelles qu’elle juge hygiéniques.

Des serviettes de bain aux couleurs actuelles.

«Avec les années, les exigences des clients ont beaucoup changé, souligne t-elle. Beaucoup veulent assortir leurs parures de lits à leurs rideaux ou à leurs papiers peints. Certains se présentent avec un bout de papier peint… Bientôt, je proposerai une gamme de nappes. C’est aussi une demande des clients… Je suis contente car j’ai fait un très bon mois de décembre. Janvier se passe bien aussi. J’ai ma clientèle d’habitués et des clients me découvrent».