L'aéroport de Beauvais, Malick Mboup le connaît sur le bout des doigts. Il commence à y travailler en 2009 en tant qu'agent d'escale, après des expériences professionnelles au sein des aéroports de Roissy et d’Orly. Jovial et polyglotte, le jeune homme devient rapidement une figure connue de l’aéroport. «Cela faisait un moment que j’avais envie d’entreprendre, de me lancer», confie-t-il.
Pour ce faire, il a créé, cet été, Wrap Air, une entreprise spécialisée dans l’emballage de bagages. L'entrepreneur propose également une multitude de petits services aux voyageurs comme un système de balance. «Mon objectif est d’apporter quelque chose en plus pour améliorer l’expérience des voyageurs et leur faciliter la vie», explique-t-il.
Malick Mboup profite de l’arrivée, fin 2024, de Bellova entant que gestionnaire de l’aéroport pour soumettre son projet. «L’emballage de bagages n’est pas une nouveauté, mais jusqu’ici c’était un secteur occupé uniquement par de grands acteurs» constate le jeune homme. Malgré tout, le gestionnaire de l'aéroport est réceptif. «Bellova m’a vraiment laissé ma chance, c’est quelque chose de fort. Il a décidé de faire confiance à un ancien salarié», souligne l'entrepreneur.
Des services pour voyager sereinement
Installés dans les terminaux 1 et 2 et ouverts de 6 h à 22 h, les corners Wrap Air proposent donc en premier lieu l’emballage de bagages. «Pour beaucoup, c’est un gage de sécurité qui protège le contenu d’une valise. C’est aussi un moyen de ne pas l’abîmer et d’éviter tout accident lors du transport», détaille l’entrepreneur.
Wrap Air propose aussi un service de location de chariots, l’impression de documents, l’envoi de courriers - urgents ou non - ou encore le pesage des bagages. «J’ai aussi une petite gamme de souvenirs avec des tours Eiffel, des macarons, des magnets… des choses différentes de celles de mes concurrents», assure-t-il. Très attaché au sens du service, Malick Mboup a toujours un petit mot pour chacun. «Cela fait 17 ans que je suis ici, j’aime le contact avec les voyageurs», sourit-il.
Une première étape
Épaulé par deux salariées, Malick Mboup pense recruter une troisième personne pour faire face à la haute saison qui arrive. «Pour l’instant, je ne travaille qu’avec des femmes. C’est important pour moi de montrer que c’est un métier ouvert et accessible à tous», souligne-t-il. Ravi par l’accueil reçu, le chef d’entreprise pense déjà à développer son affaire.
«L’amplitude horaire est forte, on s’adapte évidemment aux vols, ce qui demande beaucoup d’engagement. Mais je n’ai pas peur de travailler, c’est une nécessité pour avancer», observe-t-il. S’il souhaite d’abord consolider son ancrage à l’aéroport de Beauvais, il envisage déjà de s’installer ailleurs en France et, pourquoi pas aussi, à l’international. «Il ne faut rien s’interdire», conclut-il.
Pour Aletheia Press, DLP