En bref

Amiens : le marché immobilier résiste malgré la hausse de la taxe foncière

À Amiens, le marché immobilier affiche une résistance supérieure à celle de nombreuses villes françaises malgré la hausse de la taxe foncière. La ville se classe sixième parmi les grandes villes les mieux positionnées dans l’indice 2026 de Maslow.immo.

© franz massard / Adobe Stock. Généré à l'aide de l'IA.

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Amiens obtient un score de 84 sur 100 dans la deuxième édition de l’Indice d’attractivité fiscale (IAF) publié par Maslow.immo. La ville se classe 29e au classement général et sixième parmi les communes de plus de 100 000 habitants. L’étude évalue la capacité des marchés immobiliers à résister au ralentissement des transactions et à la hausse de la fiscalité locale entre 2021 et 2025.

Sur cette période, le nombre de ventes a diminué de 9,4% par an en médiane dans les 200 communes étudiées, tandis que la taxe foncière a progressé de 18,6%. À Amiens, le marché conserve une position favorable dans ce contexte. Le prix moyen au mètre carré des appartements atteint 2 471 euros en 2025, pour une moyenne de 1 744 ventes annuelles. La ville figure ainsi parmi les territoires où le marché immobilier résiste relativement bien à la pression fiscale et au recul de l’activité.

La fiscalité ne suffit pas à expliquer les écarts

Le classement repose sur deux critères : la dynamique des transactions, qui compte pour 60% de la note, et l’évolution de la taxe foncière, qui représente les 40% restants. Les données proviennent notamment des fichiers des demandes de valeurs foncières (DVF) et de la Direction générale des finances publiques (DGFiP).

À l’échelle nationale, les évolutions de la taxe foncière restent relativement proches entre les zones immobilières étudiées. En revanche, les prix des appartements suivent des trajectoires différentes. Leur évolution médiane varie de -8,86% en zone A bis à +7,60% en zone B1. Pour Maslow.immo, ces écarts montrent que la résistance d’un marché dépend de plusieurs facteurs et ne peut être évaluée à partir de la seule fiscalité locale.

L’indice mesure toutefois la résistance relative des marchés entre 2021 et 2025, et non leur rentabilité potentielle ou leur facilité de revente. Les taux communaux et intercommunaux votés pour 2026 restent globalement stables par rapport à l’année précédente, selon les données communiquées.