Sauvegarder l'article
Identifiez vous, pour sauvegarder ce article et le consulter plus tard !

Syndicat patronal

Le président de la CPME dévoile sa stratégie à Maxéville

Amir Reza-Tofighi était à Maxéville, le 16 janvier, à l’occasion d’un conseil d’administration extraordinaire de la CPME Grand Est. Objectif : présenter le Pacte national des territoires, véritable feuille de route stratégique du syndicat patronal. 

Amir Reza-Tofighi, le président de la CPME (au centre), entouré de Carole Chrisment, présidente de la CPME de Meurthe-et-Moselle et Stéphane Heit, président de la CPME Grand Est. © Emmanuel Varrier
Amir Reza-Tofighi, le président de la CPME (au centre), entouré de Carole Chrisment, présidente de la CPME de Meurthe-et-Moselle et Stéphane Heit, président de la CPME Grand Est. © Emmanuel Varrier

Pour une CPME plus forte ! Le 16 janvier, Amir Reza-Tofighi, le président de la CPME national, était à Maxéville devant ses troupes du Grand Est à l’occasion d’un conseil d’administration extraordinaire pour présenter le Pacte national des territoires élaboré par la confédération.

«Amir Reza-Tofighi est présent pour nous exposer sa vision stratégique», explique Stéphane Heit, le président de la CPME Grand Est dans les locaux de la CPME de Meurthe-et-Moselle de Maxéville, présidée par Carole Chrisment qui a accueilli ce conseil d’administration extraordinaire.

«Il faut que le réseau de nos confédérations soit plus fort sur les territoires pour que notre organisation soit plus puissante», assure celui qui a été élu il y a tout juste un an à la tête de ce syndicat patronal.

Renforcer le lien entre le national et les territoires, développer les synergies entre territoires et fédération professionnelles, amélioration de la coordination de la communication de l’organisation, doter les territoires d’outils adaptés pour les accompagner, valoriser et optimiser les mandats, s’affichent comme les chapitres principaux de cette feuille de route stratégique.

Raison d’être

«Nous entendons doubler le nombre de nos adhérents aussi bien les adhérents directs que ceux des fédérations professionnelles», assure le président de la CPME nationale.

Avec 320 000 adhérents au niveau national, la CPME renforce son travail de captation des différentes fédérations professionnelles. Dans le Grand Est, avec une moyenne d’adhérents «directs», précise Stéphane Heit de 5 000 auxquels s’ajoute aujourd’hui les fédérations professionnelles déjà captées à l’image en Meurthe-et-Moselle de la Fédération du BTP.

«Cette réorganisation est nécessaire pour que dans chaque territoire chacun possède la même ligne. C’est une petite révolution culturelle», assure Amir Reza-Tofighi. Le tout avec un travail important sur la «raison d’être même de la CPME».

Cette recherche d’efficience s’avère primordiale dans le climat actuel où l’univers entrepreneurial demeure toujours dans une incertitude générale.

Le jour de sa venue, l’actualité de adoption du budget de l’État était de nouveau de mise avec des déclarations attendues de Sébastien Lecornu, le Premier ministre.

Un budget qui s’annonce pas vraiment pro-économique et aux conséquences redoutées.

«Notre pays aujourd’hui est à l’arrêt tandis que les autres avancent ! Il faut continuer à soutenir les entreprises et les entrepreneurs. Les différents débats et prises de décision sont loin d’aller dans ce sens. Le fonctionnement du monde économique n’est pas compris par nos politiques. Si l’on continue ainsi, la France ne produira plus rien et nous allons juste devenir des consommateurs».

Encore faut-il que l’État ait un budget, le gouvernement s’est donné jusqu’au 20 janvier pour y parvenir.