Ce chiffre est tiré de l’enquête de fin octobre de la CPME sur la situation économique et financière des TPE-PME en période de crise énergétique. Et quand on sait que les TPE et PME sont près de 20 % à devoir renouveler leur contrat d’électricité ou de gaz avant la fin de l’année et un peu plus de 40 % en 2023, il y a de quoi s’inquiéter. Aujourd’hui, d’après l’enquête de la CPME, le coût de l’énergie est supérieur à 3 % du CA pour 41 % des entreprises. En 2023, près de 70 % des entreprises devraient être concernées. Près d’un dirigeant sur deux (45 %) déclare que la hausse des prix de l’énergie aura un impact significatif sur les résultats 2022 de leur entreprise. «Ils seront négatifs ou diminueront de plus de moitié par rapport à ceux de 2021», précise la CPME. 9 % des dirigeants envisagent, d’ailleurs, un arrêt de leur activité du fait de la hausse de l’énergie. À côté de cette fièvre énergétique, 56 % des chefs d’entreprise rencontrent des difficultés pour s’approvisionner en matières premières ou en biens intermédiaires. La principale difficulté est le coût (87 %), suivi des délais de livraison (17 %) et des quantités disponibles (69 %). 90 % des dirigeants disent être impactés par la hausse des prix de la part de leurs fournisseurs. «Ils sont tout autant à éprouver le sentiment que leurs fournisseurs profitent de la situation actuelle pour augmenter leurs prix sans justification.» Comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, 70 % des dirigeants ont constaté une hausse de la fiscalité locale cette année, «avec des progressions supérieures à 10 %.» 91 % d’entre eux craignent une augmentation de leur CFE (Cotisation foncière des entreprises) l’année prochaine. À part ça tout va bien…
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