En Bourgogne-Franche-Comté, la transition énergétique des transports collectifs s’inscrit dans un parc conséquent de véhicules. Selon les données publiées par Transbus, la région compte plus de 4 100 bus et cars en circulation, dont une large majorité d’autocars. Cette flotte est notamment mobilisée pour le réseau régional Mobigo, qui repose sur environ 2 700 véhicules.
Face aux enjeux environnementaux, la collectivité s’est fixé un objectif de réduction de 50% des autocars diesel d’ici 2027. Pour y parvenir, plusieurs solutions sont déjà déployées. Une part des véhicules fonctionne désormais au biocarburant, tandis qu’une autre est hybride. L’électrique commence aussi à émerger, avec quelques autocars en circulation et de nouveaux déploiements attendus. Le rétrofit, qui consiste à transformer des véhicules thermiques en modèles moins polluants, est également utilisé, notamment pour le transport scolaire. En revanche, le gaz naturel reste très marginal dans la région.
Des stratégies locales variées selon les réseaux
Dans les agglomérations, la transition énergétique avance à des rythmes différents. Dijon, principal réseau urbain, s’oriente désormais vers des bus électriques après avoir envisagé l’hydrogène. Besançon combine plusieurs énergies, dont le biogaz, le biocarburant et l’électricité. D’autres territoires expérimentent aussi des solutions diversifiées : hydrogène à Belfort et Auxerre, gaz à Montbéliard, ou encore électrique à Mâcon et au Creusot.
Plusieurs réseaux de taille plus modeste ont déjà intégré des minibus électriques, marquant une évolution progressive vers des mobilités plus propres. Cette diversité reflète des choix locaux adaptés aux contraintes techniques et économiques. Contrairement à d’autres régions, la Bourgogne-Franche-Comté a peu développé le gaz comme énergie de transition. Elle tend ainsi à passer directement du diesel à l’électrique, tout en explorant ponctuellement l’hydrogène.