En bref

Chantilly : Les Petits Galopeurs, un MAM atypique

Ouverte depuis le 5 janvier à Chantilly, Les Petits Galopeurs est la première maison d’assistantes maternelles (MAM) à horaires atypiques du territoire. Portée par l’AFASEC, elle a été imaginée pour répondre aux contraintes des cavalières d'entraînement.

Terre de cheval par excellence, l’Aire Cantilienne compte aujourd’hui 900 cavaliers, dont un tiers de femmes. «Il y a toujours eu une réelle problématique autour des modes de garde, puisque les entraînements débutent à 5h30 ou 6h selon les saisons et qu’il est très difficile de trouver une assistante maternelle qui accepte d’accueillir des enfants à ces heures-là», explique Sophie Polard, conseillère en économie sociale et familiale au service social de l’Association de formation et d’action sociale des écuries de courses (AFASEC). Présente partout en France, la structure forme et accompagne tous les salariés des écuries de courses hippiques.

Il y a sept ans, émerge alors le projet de création d’une maison d’assistantes maternelles (MAM) à horaires atypiques. «La demande était récurrente de la part des entraîneurs comme des cavaliers : sans solution de garde, les femmes étaient dans l’impossibilité de reprendre leur travail après leur congé maternité», pointe-t-elle. Après une importante phase d’élaboration, de concertation et de travaux, «Les Petits Galopeurs» ont finalement ouvert le 5 janvier dernier, au cœur de l’AFASEC à Chantilly.

12 enfants accueillis dès 5h30

Réunissant trois assistantes maternelles, la structure accueille actuellement 12 enfants - le maximum autorisé pour le nombre d’encadrantes - de trois mois à trois ans, de 5h30 à 17h30. Si la MAM est accessible à tous, les salariés des courses hippiques sont prioritaires. «À partir du mois de septembre, les horaires vont évoluer : Les Petits Galopeurs seront ouverts du lundi au samedi de 5h30 à 13h30 afin de coller au plus près aux besoins des cavaliers d’entraînement», indique Sophie Polard.

Si l’OPAC a accepté de mettre à disposition un logement pour la création des Petits Galopeurs, l’espace était trop petit. Au total, 300 000 euros ont été nécessaires pour agrandir les lieux. Un investissement important auquel ont contribué la MSA et la Communauté de communes de l’Aire cantilienne à hauteur de 50 000 euros. «Nous avons aussi reçu le soutien de l’association des entraîneurs et de la mairie de Chantilly, qui a fourni du mobilier et des livres», détaille Sophie Polard.

Première assistante maternelle associée au projet, Pamela Polli se dit aujourd’hui très satisfaite de ses conditions de travail. «J’exerçais mon métier à mon domicile et j’avais besoin de séparer ma vie professionnelle de ma vie privée. Étant l’épouse d’un cavalier d’entraînement, je connaissais parfaitement les contraintes et les besoins des parents», explique-t-elle. S’il reste encore quelques places pour la rentrée de septembre, toute l’équipe a conscience qu’elles vont très rapidement être prises d’assaut.

Favoriser le bien-être des enfants

Outre les horaires atypiques, Les Petits Galopeurs se sont construits autour d’un projet pédagogique respectant le rythme de l’enfant et privilégiant un rapport très fort à la nature. «Ici, il n’y a pas de section par âge, ni de transat ou de chaise haute. Nous privilégions la motricité libre et l’éveil par les cinq sens» indique Mathilde Baeyaert, qui exerçait jusqu’ici dans une autre MAM.

Chaque jour, les enfants vont jouer à l’extérieur, y compris par temps de pluie. «Nous avons les équipements adéquats : c’est important qu’ils puissent pleinement profiter de l’environnement», ajoute-t-elle. Laetitia Meurant, la troisième assistante maternelle, est, elle aussi, ravie par ce nouvel équipement. «C’est un lieu où l’on se sent bien, où tout est pratique et, surtout, où il y a une réelle cohésion d’équipe, ce qui est très appréciable», conclut-elle.

Pour Aletheia Press, Diane La Phung