Le 11 juillet prochain, sept nouvelles œuvres seront dévoilées lors de l’inauguration annuelle du Vent des forêts qui fait rimer depuis vingt-huit ans art contemporain et ruralité en accueillant en résidence des artistes d’aujourd’hui. Actuellement, ce sont d’ailleurs 150 œuvres qui sont disséminées au cœur de 5 000 hectares de forêt. Mais avant ce rendez-vous annuel attendu, les élus, les entreprises partenaires et le grand public sont attendus dès ce week-end, pour découvrir plusieurs œuvres en cours de réalisation. «L’idée est de faciliter le contact et ainsi de donner la possibilité d’échanger directement avec les artistes mais aussi de voir de près leur processus de création», confie Pascal Yonet, le directeur artistique de l’association meusienne. Dans les ateliers, les visiteurs pourront entrer dans les coulisses pour mieux s’imprégner de la diversité des techniques et des matières choisies par les artistes que ce soient Nefeli Papadimouli qui fabrique des centaines de perles en céramique colorée qui seront assemblées pour former une sculpture inspirée des amphores, des paniers et des nids d’oiseau ou encore Paul F. Millet qui martèle des paraboles en aluminium selon la technique de la dinanderie avec des éléments de sa sculpture composée de matières récupérées, découpées et fusionnées.
Lancement prochain de la seconde phase de travaux
Si en 2025, plus de deux cents personnes avaient répondu présent, cette année, la météo clémente devrait également encourager les amateurs de nature et d’art contemporain à faire étape à Lahaymeix. Propriétaire d’une ancienne ferme de 1 300 m² composée de quatre granges, l’association labellisée centre d’art contemporain d’intérêt national a démarré en 2023 un chantier titanesque de réhabilitation. Après une première phase inaugurée en 2025, la seconde étape devrait prochainement démarrer autour d’un chantier de 600 000 euros avec la volonté de créer un bâtiment pédagogique. «Toutes nos actions permettent aussi de montrer l’état d’avancement de notre projet aux financeurs et de rappeler que nous sommes toujours en quête de nouveaux mécènes privés», explique le directeur artistique engagé dans un dialogue avec les entreprises pour les convaincre de participer à cette aventure culturelle rurale.