Sauvegarder l'article
Identifiez vous, pour sauvegarder ce article et le consulter plus tard !

Dans le Chaunois, protéger l’eau aujourd’hui pour garantir celle de demain

L’eau potable est une ressource précieuse, indispensable à la vie quotidienne et au développement du territoire. Pour en préserver la qualité et sécuriser l’approvisionnement des habitants, la communauté d’agglomération de Chauny-Tergnier-La Fere a renforcé son engagement en recrutant un animateur dédié à la protection des captages, un poste financé par l’Agence de l’eau.

Benjamin Le Roux (à droite) est le nouvel animateur pour la protection de l’eau.
Benjamin Le Roux (à droite) est le nouvel animateur pour la protection de l’eau.

La collectivité exerce la compétence eau sur 25 communes et puise l’essentiel de ses besoins dans la nappe de la craie. Comme ailleurs en France, cette ressource est aujourd’hui sous surveillance renforcée. Des analyses ont mis en évidence la présence de traces de molécules issues d’anciens produits phytosanitaires, notamment des métabolites de chloridazone (un produit issu de la décomposition chimique de la chloridazone, un herbicide autrefois largement utilisé dans la culture des betteraves) ou de chlorothalonil (une substance active fongicide utilisée en agriculture pour prévenir les maladies dues aux champignons). Ces substances, même à très faible dose, nécessitent une vigilance accrue afin de garantir une eau de qualité pour tous.

Un animateur de la protection de la ressource en eau

C’est dans ce contexte que s’inscrit le travail de Benjamin Le Roux, animateur de la protection de la ressource en eau pour le compte de l'agglomération de Chauny Tergnier La Fère. Ingénieur agronome et issu du milieu agricole, il connaît bien les réalités du terrain et les contraintes des exploitants. Son rôle est avant tout d’accompagner, de dialoguer et de fédérer les acteurs locaux autour d’un objectif commun : préserver durablement la ressource en eau.

Au total, 105 exploitants agricoles ont été identifiés sur les zones de captage du territoire. L’animateur mène des actions de sensibilisation et coordonne les démarches visant à améliorer les pratiques, dans un esprit de concertation et de respect des équilibres économiques. Il intervient également sur plusieurs dossiers techniques, comme les études de vulnérabilité des captages et la mise en place de périmètres de protection.

Une étude est en cours pour délimiter l’aire d’alimentation de six captages sensibles, potentiellement menacés par des problèmes de qualité.

Actuellement, une étude est en cours pour mieux définir les aires d’alimentation de six captages jugés sensibles, notamment à Condren, Mennessis, Chauny, Abbécourt et Monceau-lès-Leups. Ces travaux permettront de mieux comprendre l’origine des pollutions potentielles et d’agir de manière ciblée et efficace.

Etablir un plan d'action

À l’horizon 2026, l’objectif est d’élaborer, avec les agriculteurs et les partenaires locaux, un plan d’actions concret afin de limiter l’impact des activités humaines sur la ressource. En protégeant l’eau à la source, la collectivité entend éviter des traitements plus lourds et plus coûteux à l’avenir, tout en garantissant aux habitants une eau potable de qualité.

La préservation de l’eau est ainsi l’affaire de tous. Collectivités, professionnels et citoyens, réunis autour d’un même enjeu pour le territoire et les générations futures.