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Territoire

Délégation de l’ANCT sur le terrain à Bar-le-Duc

De passage à Bar-le-Duc, Henri Prévost, le directeur général de l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) a répondu, le 23 avril, à l’invitation du préfet de la Meuse, avec la volonté de découvrir le déploiement concret des mesures prises sur le terrain qui visent à redynamiser les quartiers.

«On ne peut pas remplacer l’énergie des acteurs locaux, mais notre rôle est de les accompagner grâce à des appuis financiers qui permettent une logique de levier et de cofinancements de moyens mobilisables», confie Henri Prévost, le directeur de l’ANCT, heureux de «venir voir sur le terrain», les actions portées sur les territoires ruraux ou les quartiers prioritaires. Et à ce petit jeu, la Meuse fait figure de bonne élève avec 109 000 euros d’aides perçues par des associations autours de projets culturels ou inclusifs en 2025 sur le quartier de la Côte Sainte-Catherine, à Bar-le-Duc alors que deux quartiers de Verdun ont bénéficié d’un soutien de 126 000 euros dans le cadre du programme Action Cœur de ville lancé en 2018. Si ce petit département rural présente «un taux de réalisation supérieur», c’est en raison de «la qualité du travail mené en commun par les différents acteurs locaux», analyse le directeur général de l'ANCT, en poste depuis cinq mois.

Deux quartiers visités

Après une déambulation au cœur du quartier de la Côte Sainte-Catherine, la délégation de l’ANCT accompagnée du préfet de la Meuse, de la sous-préfète de Verdun et du maire de Bar-le-Duc ont poursuivi la visite dans le quartier classé de la Ville-Haute. Ensemble, ils ont découvert le futur chantier de requalification de l’îlot de la Halle médiévale qui démarrera au dernier trimestre. Alors que «l’opération est techniquement complexe», selon les mots du directeur de l’OPH de la Meuse en charge du chantier, une dernière ligne droite vient d’être franchie avec l’attribution de tous les lots. Plus de 13 millions d’euros seront nécessaires pour réhabiliter le site et aménager vingt-cinq logements, dont la moitié sera financée par des subventions. L’ANCT apporte d’ailleurs sa pierre à l’édifice avec le fonds de revitalisation qui sera alloué pour la création de huit cellules commerciales qui s’étendront sur près de 500 m². Ce sont ces deux exemples d’interventions qui ont ainsi motivé la venue du nouveau directeur général de l’ANCT à heure où de nombreux programmes arrivent à renouvellement et où le terrain permet justement «de se rendre compte ce qui fonctionne ou pas», estime Henri Prévost.