Agriculture
Dermatose nodulaire : la Meuse renforce la protection sanitaire de son cheptel bovin
Afin de sécuriser la filière bovine, pilier de l’économie agricole meusienne, le préfet de la Meuse renforce le cadre sanitaire face au risque de dermatose nodulaire contagieuse. Un arrêté encadrant les mouvements d’animaux vise à prévenir toute introduction de la maladie, à limiter les impacts économiques pour les exploitations et à préserver la compétitivité d’un territoire encore indemne.
Pour préserver un secteur clé de l’économie agricole, le préfet de la Meuse renforce les mesures de prévention face au risque de dermatose nodulaire contagieuse. Cette maladie virale, susceptible d’entraîner de lourdes pertes financières pour les élevages bovins, fait l’objet d’une vigilance accrue des services de l’État.
Sur instruction des ministères de l’Intérieur et de l’Agriculture, un dispositif de surveillance renforcée des flux d’animaux a été mis en place. Malgré des contrôles routiers réguliers menés par la gendarmerie, les autorités estiment ces actions insuffisantes pour sécuriser durablement les échanges.
Déclaration obligatoire pour l’entrée de bovins hors Grand Est
Après concertation avec les organisations professionnelles agricoles et vétérinaires du territoire, un arrêté préfectoral instaure une obligation de déclaration anticipée pour tout bovin entrant dans la Meuse depuis une autre région que le Grand Est.
Cette mesure impose une notification au moins 48 heures avant l’arrivée des animaux, permettant une évaluation sanitaire en amont et un ciblage plus efficace des contrôles. L’enjeu est double : protéger un cheptel indemne et sécuriser une filière économique stratégique pour l’attractivité et la stabilité des exploitations locales, dans un contexte de forte interconnexion des marchés agricoles au niveau national.