Depuis la fin de l’année 2025, la dermatose nodulaire contagieuse suscite une forte vigilance dans les élevages bovins. Cette maladie virale, transmise par des insectes, peut entraîner l’abattage total d’un troupeau dès la confirmation d’un cas. En Saône-et-Loire, aucun foyer n’a été détecté à ce jour malgré la présence de la maladie dans des territoires voisins. Les autorités attribuent cette situation à une coopération étroite entre les services de l’État et les professionnels de l’élevage. Des échanges réguliers ont permis d’adapter les mesures de prévention et de limiter les risques de propagation. Certaines manifestations agricoles ont ainsi été organisées sans animaux, afin de préserver la sécurité sanitaire tout en maintenant la promotion de la filière.
Des taux de vaccination élevés
La prévention repose en grande partie sur la vaccination des troupeaux. Selon les données communiquées début janvier, plus de 90 000 bovins ont déjà été vaccinés dans le département. Les taux de couverture dépassent 90% des élevages concernés et restent élevés en nombre d’animaux. Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie visant à protéger l’ensemble du cheptel, estimé à environ 580 000 bovins en Saône-et-Loire. Les autorités soulignent le rôle central de l’adhésion des éleveurs, qui ont fait de la vaccination un levier prioritaire pour préserver l’activité économique et sanitaire. La poursuite de cette mobilisation demeure un enjeu majeur pour maintenir la situation actuelle et limiter l’impact de la maladie à l’échelle nationale.