Voici les dernières évolutions économiques mondiales mardi vers 01H00 GMT, alors que la guerre au Moyen-Orient va entrer dans son 25e jour.
Le pétrole chute sur la foi des déclarations de Trump
Les cours du pétrole ont chuté lundi, après l'annonce de Donald Trump d'un report des frappes contre les centrales électriques iraniennes et son évocation de "très bonnes" discussions avec l'Iran pour une "cessation totale" des hostilités, en dépit d'un démenti de l'agence iranienne Mehr.
Le prix du Brent de la mer du nord, référence mondiale du brut qui tournait autour de 114 dollars, est repassé quelques minutes sous la barre des 100 dollars le baril. Il évoluait autour de 101 dollars vers 01H00 GMT mardi, contre environ 70 avant le déclenchement de la guerre.
Son équivalent américain du WTI a suivi la même évolution, chutant de 98 dollars à moins de 90. Il s'échangeait un peu au-dessus de cette barre dans la nuit de lundi à mardi, contre moins de 70 dollars avant les premières frappes le 28 février.
Les marchés revigorés par le revirement de Trump
Le démenti de Téhéran n'ayant pas suffi à inverser la tendance, les marchés ont repris quelques couleurs lundi après les propos de Donald Trump, sans grand enthousiasme non plus.
Les places asiatiques ont ouvert en rebond mardi.
Après avoir reculé de plus de 2% dans la matinée, la Bourse de Paris avait terminé lundi en légère hausse (+0,79%), tout comme le Dax allemand (1,22%).
A Wall Street, le Dow Jones et le Nasdaq ont tous deux pris 1,38%, tandis que l'indice élargi S&P 500 a gagné 1,15%.
Les propos du président américain, couplé à la chute relative des prix du pétrole, ont quelque peu apaisé le marché de la dette des États alors que le spectre de l'inflation est de nature à faire monter les taux d'intérêt.
Vives inquiétudes des patrons des géants pétrogaziers, à leur principal rendez-vous annuel
Les cours du pétrole n'ont pas encore pleinement pris en compte les effets du blocage du détroit d'Ormuz, a estimé lundi le patron de la compagnie pétrolière américaine Chevron, Mike Wirth, lors de la conférence CERAWeek, la plus importante du secteur du pétrole et de l'énergie, qui a débuté lundi à Houston au Texas.
"L'Asie, en particulier, fait face à de vraies inquiétudes concernant l'approvisionnement" en pétrole et produits dérivés, a-t-il souligné, et même après la fin du conflit, "il faudra du temps pour reconstituer les stocks".
Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, a dit s'attendre, si le détroit d'Ormuz restait fermé, à "un prix très élevé pour le gaz naturel liquéfié (GNL), "d'ici l'été et septembre, au moment où nous remplissons à nouveau les stockages de gaz en Europe".
Le patron d'Adnoc, la compagnie nationale des Émirats arabes unis, a qualifié de "terrorisme économique contre tous les pays" le blocage de facto du détroit.
"On ne doit laisser aucun pays prendre Ormuz en otage, ni maintenant, ni à l'avenir", a déclaré Sultan Al Jaber lors d'un message vidéo pour la CERAWeek.
Pour Washington, les perturbations du marché du pétrole sont "temporaires"
Confronté à une très impopulaire hausse des prix à la pompe à quelques mois des élections de mi-mandat, l'exécutif américain, par la voix du ministre de l'Energie, Chris Wright, a assuré que les perturbations étaient "temporaires", à l'ouverture de la CERAWeek.
"Nous traversons actuellement des turbulences à court terme, mais les avantages à long terme seront énormes", a-t-il ensuite assuré lors d'une interview à CNBC, en s'adressant au "peuple américain".
Deux pétroliers indiens passent le détroit
Deux pétroliers battant pavillon indien et transportant du gaz de pétrole liquéfié (GPL) ont traversé lundi le détroit d'Ormuz, a annoncé le ministère indien des Transports maritimes.
Le Jag Vasant et le Pine Gas, transportant un total de 92.000 tonnes de GPL, devraient atteindre les ports indiens entre le 26 et le 28 mars, a précisé le ministère.
Inquiétude pour le diesel en Ukraine en avril
Des experts s'inquiètent d'une pénurie de diesel dès le mois d'avril en Ukraine, où les prix ont bondi de 25%.
La situation a poussé le président ukrainien Volodymyr Zelensky à ordonner lundi à son gouvernement de garantir un approvisionnement stable en diesel du pays, dont les raffineries ont été pilonné depuis l'invasion russe, rendant Kiev très dépendante des importations.
Des compagnies du Moyen-Orient abritent leurs avions en Espagne
Une vingtaine d'avions de compagnies du Moyen-Orient ont été mis à l'abri sur un aéroport espagnol, a annoncé lundi son directeur, tandis que Qatar Airways, l'un des transporteurs les plus affectés par la guerre, a confirmé avoir pris une telle mesure "temporaire".