
Une soixantaine de sociétaires étaient présents lors de l’assemblée générale du Crédit coopératif de la région.
La déclaration de principes le dit ainsi : “La vocation essentielle du Crédit coopératif est de concourir au développement des personnes morales qui composent l’économie sociale (coopératives, mutuelles, associations, organismes sociaux et services d’intérêt général…) et qui sont appelées à en devenir membres.” La déclaration de principes de la Banque française du crédit coopératif (BFCC) fleure bon l’atmosphère du début des années quatre-vingt quand les grandes banques étaient nationalisées… Pour y échapper, la banque d’alors passait au statut coopératif. Aujourd’hui, le Crédit coopératif scrute attentivement les mouvements du marché et la disponibilité des capitaux qui irriguent de plus en plus mal l’économie “réelle”. Plan à moyen terme, projet d’entreprise, augmentation des fonds propres, le Crédit coopératif est astreint aux mêmes contraintes que ses confrères, seule la gouvernance change. En 2002, le Crédit coopératif est entré dans un groupe décentralisé, BPCE, qui forme “l’outil commun des banques populaires et des caisses d’épargne”. Pour autant, le Crédit coopératif a gardé son nom, ses enseignes commerciales, ses marques et… son autonomie de gestion et sa liberté d’engagement. Précaution importante au moment où la réglementation financière internationale pourrait obliger les banques à accroître leur ratio en fonds propres. “C’est la grosse question du moment. La réglementation de Bâle est en cours de modification”, s’est publiquement inquiété Bruno Maillard, membre de la direction générale et responsable du pôle développement. Un rehaussement du seuil de liquidités en caisse pourrait faire craindre une petite difficulté à prêter.
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