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En pleine fusion, Norlink prend le temps du bilan au Dunkerque Port Center

Norlink a fait le bilan de ses actions en 2025, ce 5 mars au Port Center de Dunkerque. L’occasion d’accueillir cinq nouveaux venus et de rappeler sa volonté de dynamiser les ports et le transport multimodal en poussant le fluvial et le ferroviaire.

Où pouvait-on entendre parler en même temps de P400 (un type de semi-remorque), de ferroutage (l’action de charger un camion sur un wagon) et de batellerie (l’industrie du transport fluvial) le 5 mars ? Au Port Center de Dunkerque, sur le quai de la Citadelle, où l’association Norlink a organisé un événement d’après-travail (ou afterwork) pour ses plus de 80 adhérents, tous concernés de près ou de loin par le secteur logistique et portuaire. Au menu : l’accueil de cinq nouveaux entrepreneurs, dont le groupe Modalis, expert du transport intermodal de marchandises, et Viia, une filiale de la SNCF spécialisée dans les autoroutes ferroviaires. L'occasion également de rappeler les actions menées en 2025 par cette fédération, qui a pour mission de créer un écosystème favorable au développement des ports et du report modal vers le fluvial et le ferroviaire.

En novembre dernier, la structure a annoncé la réunion de ses entités (Norlink port, Norlink ferroviaire, Norlink fluvial) en une seule association, baptisée Norlink. «L’objectif est de boucler cette fusion en juin», a affiché Adrien Noppe, récemment élu directeur opérationnel de Norlink, qui remplace Fabien Becquelin. Un travail qu'il mène en collaboration avec Thierry Le Mauff, son directeur adjoint. Pour le reste, rien ne change ou presque. L’instance continuera de multiplier les actions dans la région et au-delà pour «promouvoir le report modal» des marchandises vers le ferroviaire et le fluvial, et plus généralement les métiers liés à ce vaste secteur.   

Bonnes pratiques

L’année écoulée a coïncidé avec les dix ans de Norlink ferroviaire. Un secteur d’activité «très actif, même s’il a dû mal à se mettre en avant», a confié son président John Keefe, par ailleurs directeur des affaires publiques de Getlink, l’actuel concessionnaire d’Eurotunnel. C’est pourquoi, entre autres, Norlink s’est projeté l’an dernier sur cinq grands salons stratégiques pour promouvoir la logistique multimodale à Paris, à Birmingham, à Munich ou encore à Barcelone. D’autres interventions ont eu lieu, notamment auprès des étudiants, pour les transformer en «ambassadeurs, voire en salariés du multimodal». Des «groupes de travail» ont aussi été initiés, pour évoquer «les bonnes pratiques sur les quais fluviaux ou les carburants alternatifs».

Autant d’initiatives que la nouvelle direction «poursuivra comme avant», en «partant toujours du terrain». Et parmi les sujets pris à bras le corps en 2025, celui de la batellerie restera particulièrement d’actualité cette année. «Le seul centre de formation dédié à ce métier, situé dans la région parisienne, est vieillissant, comme son bateau-école», juge Adrien Noppe. Mais la suite se prépare déjà. «Nous coordonnons actuellement une candidature régionale afin de l’accueillir dans les Hauts-de-France, à Compiègne, dans le cadre d’un appel à manifestation d’intérêt lancé pour sa relocalisation». 

Pour Aletheia Press, Arnaud Stoerkler