En bref

Environnement : vers une protection renforcée de l'Estuaire de la Seine et de son site Natura 2000

Le Comité de pilotage (COPIL) du site Natura 2000 s’est réuni au Havre pour valider une étape clé de son Document d’objectifs (DOCOB). Entre restauration écologique et adaptation au changement climatique, les enjeux sont colossaux pour ce joyau du patrimoine normand.

Estuaire de la Seine au niveau du pont de Normandie. © Maison de l’estuaire

Estuaire de la Seine au niveau du pont de Normandie. © Maison de l’estuaire

L’avenir de l’estuaire de la Seine se dessine au Havre. Sous la présidence de la sous-préfète, Elsa Pépin, et du représentant du préfet maritime, Nicolas Chardin, la trentaine d’acteurs réunis le 10 février dernier à l’École Nationale Supérieure Maritime a validé un socle fondateur : l’état des lieux révisé du patrimoine naturel et des usages terrestres.

Cette validation permet d'aligner les volets maritimes et terrestres du site, une étape indispensable pour structurer la protection de cette « Zone Spéciale de Conservation ».

Concilier usages et préservation

Le bilan des actions menées depuis 2022 témoigne d'une activité intense sur le terrain : accompagnement des agriculteurs via les mesures agro-environnementales (MAEC), évaluation des incidences pour les porteurs de projets et sensibilisation des usagers de la mer aux bonnes pratiques.

Mais l'enjeu dépasse la simple gestion courante. Le site fait actuellement l’objet d’une procédure d’extension de son périmètre, avec un objectif clair : redonner de l'espace au fleuve.

«Il s’agit de favoriser les restaurations écologiques notamment par la reconnexion du lit mineur et du lit majeur du fleuve, et de contribuer à l’adaptation au changement climatique en donnant une vocation naturelle à des zones humides », souligne le compte rendu du COPIL.

L'intelligence collective comme moteur

Le pilotage de la rédaction de ce nouveau document cadre a été confié par la DREAL au Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande, épaulé par la Maison de l’estuaire et l’Office français de la biodiversité (OFB).

Pour les autorités, le succès de cette révision repose sur la coopération entre élus, industriels, pêcheurs et associations environnementales.

La prochaine étape est déjà fixée : une réunion dédiée aux enjeux marins se tiendra en mai, avant le lancement de groupes de travail cruciaux au second semestre pour définir le futur programme de mesures concrètes.