Peser à l’approche des élections municipales et rappeler le poids économique représenté par les artisans. C’est avec ces objectifs en tête que la Capeb Meuse a envoyé fin décembre aux élus et aux candidats aux prochaines élections le manifeste porté par la Capeb au niveau national. L’étape deux a été lancée fin février avec la rencontre entre Jean-François Régnier, le président de la Capeb Meuse accompagné de ses équipes avec Odile Beirens, la présidente des maires ruraux de Meuse et Régis Mésot, le président de la Communauté de communes du Sammiellois. Une prise de contact directe qui visait à faire connaissance et à rappeler les problématiques rencontrées par les artisans. «Si le manifeste élaboré au niveau national est une porte d’entrée, nous avons concentré nos messages sur deux axes jugés prioritaires en Meuse, à savoir l’accès des artisans aux marchés publics et la question des déchets du bâtiment», confie Lise Cosson, la secrétaire générale de la Capeb Meuse.
Un message autour de deux priorités
En prenant son bâton de pèlerin, Jean-François Régnier a souhaité avant tout délivrer plusieurs messages aux élus : l’importance de favoriser les marchés inférieurs à 100 000 euros, systématiser l’allotissement pour permettre aux «petits artisans» de candidater ou encore mettre en avant la qualification et la certification des artisans pour les rénovations. Autre sujet d’actualité, les dysfonctionnements liés à la REP (responsabilité élargie du producteur). Si les artisans peuvent, une fois par semaine, déposer tous leurs déchets sur le périmètre de la Codecom du Sammiellois, ce n’est pas le cas ailleurs. «L’hétérogénéité des règles locales pose problème, le sujet pourrait toutefois trouver une solution prochainement au niveau national», espère Lise Cosson. Après avoir remis l’annuaire des artisans de la Capeb aux élus, les représentants se sont dits prêts à renouveler leur opération de sensibilisation en lien avec les prochaines échéances électorales de mars.