Le
village de Bénouville, 2,4 km² et 180 habitants, fait partie des 13
communes (de
Fécamp au Cap d’Antifer)
à prendre part à l'opération Grand
Site
Falaises
d’Étretat-côte d’Albâtre. Et c'est
dans la commune de Jean-Pierre Leduc que les acteurs de cette opération, dont le Département de la Seine-Maritime et deux
communautés de communes, ont souhaité faire un point sur cette démarche enclenchée en 2013.
Le
label Grand Site de France, appartenant à l’État et géré par le
ministère de la Transition écologique, a pour enjeu la préservation
de l'esprit des lieux, qui séduisent des milliers de visiteurs chaque année, le tout dans le
respect
de l'environnement.
« Ce
label n'a pas pour but d'attirer plus de touristes »,
expose Florence Thibaudeau-Rainot, vice-présidente au conseil
départemental en charge des relations avec les communes et de
l'arrondissement du Havre. C'est plutôt le contraire pour la
vice-présidente en charge de cette candidature au label Grand Site : « C'est
pour préserver un territoire qui se mérite »,
ajoute-t-elle.
44
actions concrètes
Pour
espérer obtenir ce label, les « élus
se sont mis autour de la table »,
comme l'explique la conseillère départementale. Ensemble, ils ont
mis au point 44
actions concrètes.
Pour Falaises
d’Étretat-côte d’Albâtre, deux thématiques sont
essentielles : le schéma
de mobilité
et le plan
paysage.
Des actions approuvées par une commission qui a rendu un premier
avis en 2019. « On
espère la labellisation pour 2023 »,
annonce Florence Thibaudeau-Rainot.
Mais,
pour concrétiser ce programme pour lequel le label pourrait être
délivré, aucune
aide financière
n'est apportée par le ministère. « C'est
quelque chose d'immatériel,
ça permet de fédérer et de rendre fiers les habitants du
territoire »,
affirme Bertrand Bellanger, président du Département de la
Seine-Maritime. Mais, certaines propositions peuvent être éligibles à
des subventions.
En attendant la décision, les élus ont créé un syndicat mixte, soutenu par le Département, dans son « rôle de facilitateur ». Une belle avancée pour les élus, qui va permettre une « meilleure organisation » dans la mise en place de ce label délivré pour une durée de 6 ans.